Bologne : La mairie veut une mosquée dans chaque quartier

Bologne : la mairie veut une mosquée dans chaque quartier

12/08/2011 – 08h00
GENÈVE (NOVOpress) —
Un réseau de lieux de culte pour les musulmans de Bologne, c’est le projet de l’adjointe « au welfare » (c’est son titre officiel), Amelia Frascaroli. « Il faut plus de capillarité, chaque communauté religieuse devrait avoir des lieux de culte accessibles à tous». Est-ce que les catholiques, a-t-elle demandé, se contenteraient de la basilique San Petronio (la basilique de Bologne, un des hauts lieux de la civilisation européenne, où le pape Clément VII couronna Charles-Quint empereur en 1530) ? Chaque fidèle est lié à sa propre paroisse. « Pour les musulmans aussi », selon Mme Frascaroli, « il est juste de penser à un cheminement qui institutionalise et régularise, non pas une mosquée ni deux mosquées, mais autant de mosquées que les communautés musulmanes l’estimeront nécessaire ».

Bologne compte déjà actuellement cinq lieux de culte musulmans (via Pallavicini, via Terracini, via Stalingrado, via Libia et zona Barca). Un projet de « méga-mosquée », proposé par le maire actuel Virginio Merola, quand il était adjoint de son prédécesseur, a dû être (provisoirement ?) abandonné devant les oppositions. Selon Mme Frascaroli, la question est plus urgente que jamais, en période de Ramadan, étant donné que les conventions dont bénéficiaient les lieux de culte actuels ont toutes expiré.

L’inspiration vient de Milan où, depuis l’élection du candidat de gauche Giuliano Pisapia (avec le soutien de l’extrême gauche la plus immigrationniste mais aussi la bénédiction du cardinal-archevêque), l’islamisation va bon train. La mairie a lancé l’idée d’une « mosquée disséminée », avec des petits centres dans tous les quartiers de la ville. « Je crois », a expliqué Mme Frascaroli, « que Milan peut constituer un exemple et un modèle ».

La Ligue du Nord a immédiatement annoncé qu’elle se battrait contre ce projet, non seulement en lançant une pétition et en exigeant une consultation des habitants, comme elle l’avait fait contre le projet de méga-mosquée, « mais en organisant des rencontres et des débats pour expliquer que, aujourd’hui, le choix de Mme Frascaroli est erroné et inopportun ». Selon le chef de file de la Lega au conseil municipal, Manes Bernardini, ce sont « des délires estivaux ». « Nous ne sommes pas prêts à une invasion de ce type ». « Le tissu social », a conclu Bernardini, « est en train d’exploser, nos personnes âgées et nos nécessiteux demandent de l’aide. Pensons d’abord à résoudre leurs problèmes ».

*** Photo : Bologne, la Piazza Maggiore.