Une fatwa légitime la pédophilie en Arabie Saoudite

Une fatwa légitime la pédophilie en Arabie Saoudite

[box class=”info”]L’islamologue égyptien Raymond Ibrahim revient dans un article du 21 juillet sur l’ignoble fatwa qui fait couler de l’encre dans les médias arabes… mais dont les médias occidentaux se gardent bien d’évoquer l’existence afin de ne pas “stigmatiser” l’islam… Traduction de Joachim Véliocas pour l’Observatoire de l’islamisation.[/box]

“Le mariage des enfants” – euphémisme pour pédophilie – fait à nouveau les grands titres, au moins dans les médias arabes : le Dr Salih bin Fawzan (photo) un dignitaire religieux  membre du prestigieux Conseil islamique d’Arabie Saoudite, vient de publier une fatwa affirmant qu’il n’y a pas de minimum d’âge pour le mariage, et que les filles peuvent être mariées, même si elles sont dans le berceau.”

Apparaissant dans des journaux saoudiens le 13 Juillet, la fatwa se plaint des interférences “avec la presse mal informée sur la charia, ce qui pose de graves conséquences pour la société, y compris leur interférence avec la question du mariage des petites filles qui n’ont pas atteint la maturité, et leur demande qu’un âge minimum soit fixé pour le mariage des filles.”

Fawzan insiste sur le fait que la charia  ne fixe aucune limite d’âge pour marier les filles : comme d’innombrables érudits musulmans avant lui, il s’appuie sur le Coran 65:4, qui traite du mariage des femmes qui n’ont pas encore eut leurs règles (par exemple,  qui sont prépubères) et le fait que Mahomet, modèle de l’islam, s’est marié avec Aisha quand elle avait 6 ans, et «consomma» le mariage – ou, en langage moderne, commit un viol – quand elle avait 9 ans.

Le point de la fatwa saoudienne, cependant, n’est pas que les filles aussi jeunes que neuf ans puissent avoir des relations sexuelles, basé sur l’exemple de Mahomet, mais plutôt qu’il n’y a aucune limite d’âge ; la seule question ouverte à l’examen est de savoir si la fille est physiquement capable de subir l’acte par le mari / violeur. Fawzan s’appuie sur des documents reconnus authentiques en citant l’exégèse d’Ibn Batal autorité de Sahih Bukhari:

Les oulémas [interprètes de l’Islam] ont convenus qu’il est permis pour les pères de marier leurs petites filles, même si elles sont dans le berceau. Mais il n’est pas permis à leurs maris d’avoir des relations sexuelles avec elles, sauf si elles sont capables d’être placées sous l’homme et en tolérant son poids. Et leur possibilité à cet égard varie en fonction de leur nature et leur capacité. Aisha avait 6 ans quand elle a épousé le prophète, mais il a eu des relations sexuelles avec elle quand elle avait 9 ans [c’est à dire quand elle a été jugée apte].

Fawzan conclut sa fatwa par un avertissement: «Il incombe à ceux qui appellent à fixer un âge minimum pour le mariage de craindre Allah et de ne pas contredire sa loi (charia), ou d’essayer de légiférer les choses qu’Allah n’a pas permis. Les lois sont la souveraineté d’Allah, et la législation est son droit exclusif, ne devant être partagé par aucun autre. Et parmi ces lois figurent  les règles qui régissent le mariage.”

Fawzan, bien sûr, n’est pas le premier à insister sur la légitimité de la pédophilie dans l’Islam. Même l’ancien grand mufti d’Arabie Saoudite, Bin Baz, a soutenu “le mariage des enfants», puisque «le Coran et la Sunna l’approuvent.” (Fawzan fut un élève de Bin Baz)

Et ce n’est pas juste quelques points théoriques ou théologiques, les vies de nombreuses jeunes filles sont détruites à cause de cette décision. Rappelons, par exemple, la jeune fille de 13 ans qui est décédée alors que son mari beaucoup plus âgé copulait avec elle ou les filles de 12 ans  décédées en donnant naissance à un mort-né; ou une fille de 10 ans qui a fait les manchettes des journaux pour avoir fugué de son mari de 80 ans.

Puis il y a les filles innombrables anonymes qui ne font rien pour mériter toute l’attention des médias – comme mourir – et ont appris à vivre avec leurs maris âgés, comme, sans doute, la fille qui épousa le religieux le plus populaire de l’Islam, Yusuf Qaradawi, quand elle avait 14 ans. (note de l’Obs-i: Tariq Ramadan dit avoir un “profond respect” pour ce psychopathe dirigeant le Conseil européen de la fatwa dans lequel siège le nouveau président de l’UOIF, Ahmed Jaballah)

Que faisons-nous du fait qu’il est toujours dans  l’Islam religieux et officiel, des voix autorisées – non des voix aberrantes, ni des «terroristes», «extrémistes», ou tout autre euphémisme inventé pour l’occasion – qui font constamment la démonstration de la brutalité de la charia? Quelques semaines avant cette fatwa, une femme politique et activiste au Koweït a appelé à l’institutionnalisation de l’esclavage sexuel (recommandant que les musulmans achètent et vendent des femmes captives russes de la guerre en Tchétchénie), un prédicateur populaire égyptien, non seulement dit la même chose, mais il a ajouté que la solution à la pauvreté de l’islam est d’aller sur le djihad et le pillage de la vie et les biens des infidèles.

Ces positions “religieuses” paraissent étranges ? Peut-être, mais elles sont parfaitement cohérentes. Après tout, distillées et dans les yeux des non-croyants, la charia n’est rien de moins qu’un système juridique construit sur la base des mots et des actes d’un Arabe du 7 ème siècle, dont le comportement – de la pédophilie et l’esclavage sexuel, à la guerre et au pillage- a été celui d’un Arabe du 7ème siècle. Ayant séduits ou réduits en esclavage ses contemporains, ses enseignements continuent à séduire et asservir leurs descendants, et, aujourd’hui comme alors, ce sont toujours les innocents qui souffrent.”

Commentaire : La France délivre chaque années des dizaines de visas à des “religieux” saoudiens venant donner des conférences dans les mosquées. La Ligue islamique mondiale, organe de diffusion du Wahhabisme dans le monde, a financé les mosquées d’Evry et de Mantes-la-Jolie, Rome, Madrid…

[box class=”info”]Source : Observatoire de l’islamisation.[/box]