Derniers délires écolo-productivistes : de la viande artificielle pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?

Derniers délires écolo-productivistes : de la viande artificielle pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?

28/06/2011 – 21h45
OXFORD (NOVOpress) –
Soleil vert, ce fameux film d’anticipation (affiche ci-dessus) – où la scène finale montre que les humains qui viennent de décéder sont transformés industriellement pour devenir de la nourriture pour… les hommes –, va-t-il devenir notre futur proche ? C’est ce que l’on peut craindre si l’on en croit un rapport publié par le quotidien britannique The Guardian. Ce journal nous informe qu’une étude a été menée par par les universités d’Oxford et d’Amsterdam pour savoir si produire de la viande non plus en élevant des animaux mais en cultivant des cellules musculaires de poulet, de bœuf ou de porc en laboratoire pouvait réduite les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, l’élevage industriel est souvent pointé du doigt comme l’une des causes potentielles du réchauffement climatique. D’autant que l’accroissement de la population mondiale s’accompagne d’une surconsommation de protéines animales. Ainsi, la consommation de viande au niveau mondial est passée en 25 ans de 30 kg à 41,2 kg par habitant, selon la FAO.

Selon les scientifiques qui ont mené cette étude, “Les impacts environnementaux de la viande artificielle pourraient être nettement inférieurs à ceux de la viande produite de manière classique” et “la viande cultivée est potentiellement bien plus efficace et écologiquement viable pour remplir nos assiettes.”

Cependant, comme le rapelle Audrey Garric , journaliste au quotidien Le Monde, “certains scientifiques restent toutefois sceptiques. Selon eux, arriver à une production massive de viande par ce procédé entraînerait des coûts exorbitants et nécessiterait d’énormes quantités d’hormones pour favoriser la croissance et d’antibiotiques pour éviter les contaminations.”

De plus, la surconsommation alimentaire dans les pays dits développés a pour conséquence obésité, diabète à des niveaux d’épidémie. La solution est pourtant simple, il faut réduire cette surconsommation et revenir à une alimentaion saine via des circuits locaux de production et de vente.