[Tribune libre] Le cosmopolitisme, c’est la guerre

[Tribune libre] Le cosmopolitisme, c’est la guerre

« Le nationalisme, c’est la guerre ! », avait lancé le socialiste François Mitterrand, président de la République française de  1981 à 1995, lors d’un discours prononcé au parlement européen le 17 janvier 1995. La Première Guerre mondiale, et la Seconde qui n’est que le prolongement de la première, ne démentent pas cette déclaration. « En Allemagne, en France et en Angleterre les passions nationalistes avaient été portées au rouge par la presse à la veille du conflit et atteignirent pendant la guerre une intensité quasi pathologique », écrit à ce sujet Dominique Venner, historien et directeur de La Nouvelle Revue d’Histoire, dans son livre intitulé « Le Siècle de 1914 ». Celui-ci y explique comment l’Europe a été incontestablement la grande perdante de ces deux conflits mondiaux : « C’est à 1914 et 1918 qu’il faut revenir pour comprendre les conséquences de 1945, la soumission de l’Europe à l’influence opposée de l’URSS et des USA, la décolonisation, le chaos mondial, la destruction de l’ancienne sociabilité européenne, l’américanisation des mœurs et des mentalités, la déconstruction de l’art et de la pensée, la révolution des années 60, le terrorisme et jusqu’aux déferlantes de l’immigration ».

Cependant, force est de constater que le cosmopolitisme, c’est aussi la guerre. De multiples cas tels que le Liban, la Yougoslavie, l’URSS, et bien d’autres à travers l’Histoire des Hommes, prouvent que les pays multiculturels peuvent potentiellement s’embraser.

En France, le cosmopolitisme est une idée ayant induit la création de communautarismes ethniques sur le territoire par le recours à l’immigration de masse. Or les « faits divers » des banlieues multiculturelles signalent une certaine tension dans ces zones où la cohabitation ethnique se révèle difficile à vivre. Ainsi, ceux qui s’acharnent à vouloir construire dans l’Hexagone les débuts d’une société mondiale mixte, soit disant garantie d’une hypothétique paix éternelle pour l’humanité, pourrait bien déclencher le contraire de ce qu’ils avaient fantasmé.

Mais il y aurait bien pire pour ces apprentis-humanistes. Avec leur projet de « Vivre ensemble », ceux-ci feraient peut-être, sans le savoir, le jeu des marchands pour qui la croissance économique ne peut repartir dans un pays en crise qu’après une guerre dévastatrice. Tout détruire pour tout reconstruire en somme. Le doute est permis, voyez la crise de 1933, la guerre de 39-45 qui en découla, puis les Trente Glorieuses. Ceux qui luttent contre le cosmopolitisme luttent pour la Paix.

Laurent Mérisiel, pour Novopress France