La statue avant sa destruction

Sicile : un maghrébin détruit la statue du saint patron d’Agrigente

10/07/2011 – 08h00
AGRIGENTE (NOVOpress) – Vive émotion aujourd’hui dans la ville d’Agrigente en Sicile, après l’acte sacrilège (les journaux italiens n’ont pas peur d’employer le mot) d’un immigré maghrébin, qui s’est introduit dans le sanctuaire de San Calogero pour y détruire une statue du saint, le patron de la ville.

La statue avant sa destructionVendredi 9 juillet au matin, vers 7 heures, alors que le portail venait d’être ouvert pour la messe de 7h 30, un immigré Nord-Africain (qui, selon certaines sources, était en état d’ébriété) a pénétré dans l’église. Il s’est alors mis à hurler des phrases en arabe, avant de s’introduire dans la sacristie, où se trouvait une statue en plâtre de saint Calogero. Il l’a saisie et jetée violemment contre un mur, la détruisant complètement.

Un fidèle qui se trouvait dans l’église a tenté d’arrêter le maghrébin mais a été légèrement blessé : il a ensuite, dans son émotion, fait un malaise. La police, prévenue, est intervenue immédiatement. Il n’a pas fallu moins de quatre agents pour maîtriser l’immigré, qui a été arrêté.

Saint Calogero (Caloger), ermite, figure au Martyrologe romain au 18 juin, aurait vécu au Vème siècle. D’après l’ancien office de sa fête, publié en 1610 et repris dans les Acta Sanctorum des Pères Bollandistes, c’était un Grec, né à Constantinople, qui se rendit à Rome, où il reçut l’habit monastique des mains du pape. Il évangélisa la Sicile, dont il chassa tous les démons qui l’infestaient. Il y reste très vénéré.

« Un exemple d’intégration entre les peuples », selon l’archevêque d’Agrigente, Francesco Montenegro, aujourd'hui en morceaux

« Un exemple d’intégration entre les peuples », selon l’archevêque d’Agrigente, Francesco Montenegro, aujourd'hui en morceaux

À Agrigente, sa fête est précisément célébrée ces jours-ci, entre les deux premiers dimanches de juillet. La statue détruite était depuis toujours objet d’un pèlerinage populaire, et les fidèles y portaient du pain et des vêtements à bénir. Il n’en reste aujourd’hui que des fragments, rassemblés dans des boîtes en carton.

Ironiquement, du fait de ses origines orientales, saint Calogero est souvent représenté comme un vieillard à la peau noire : c’était le cas de la statue détruite. L’archevêque d’Agrigente, Francesco Montenegro (également président de la Caritas italiana, dont l’engagement immigrationniste est bien connu), avait même cru pouvoir présenter saint Calogero comme « un exemple d’intégration entre les peuples ». Un exemple aujourd’hui en morceaux.

[box class=info]Sources : agrigentooggi.it / www4.siciliano.it[/box]

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