L’inflation Wokiste, par Olivier Pichon

5 mai 2023 | France, Société

Non seulement le wokisme est une idéologie délirante dont la logique est sans fin puisqu’il s’agit d’un négationnisme de tout ce qui fait la nature et l’histoire de l’humanité, mais elle a aussi un coût. Ce coût s’exerce sur les universités, les entreprises et les individus qui en font partie.

Wokisme à l’université, l’intelligence en péril de mort.

En tout premier lieu le coût universitaire, il s’analyse plus comme un coût de ruine que comme celui d’une augmentation des prix, on pourra être surpris de commencer par là mais la conséquence de ce crétinisme woke est une régression dans le tribalisme collectiviste des plus primitif (voyez maître Gims). Les sciences humaines (sociologie, psychologie ,histoire, économie), sont profondément atteintes. Il ne reste plus que quelques foyers d’intelligence logico- déductive et de culture, le crime contre les humanités est consommé depuis Bourdieu, Meirieu et autres déconstructeurs de l’intelligence et maintenant, avec le renfort du wokisme pavlovien.

Pour les sciences humaines donc c’est la Bérezina, mais voilà que pour les sciences dites dures (mathématique, physique chimie ,biologie, etc.) le wokisme commence à paralyser la recherche. Au Canada, un groupe de recherche nommé « Decolonizing light », décoloniser la lumière, entend par exemple « repérer et contrer le colonialisme en physique contemporaine » ( sic). La science serait-elle en train de devenir une banale opinion soit la négation même de la science ? Ce mal est en train de gagner les universités françaises (à Lyon notamment). C’est en réalité la rationalité du monde occidental qui est ici remis en question, avec pour conséquence le ralentissement de la recherche appliquée et, dans ce sens, un retard pris sur les nations émergentes, qui se moquent du wokisme comme d’un travers décadent de l’Occident. La désindustrialisation de la France n’est donc pas qu’un phénomène lié aux délocalisations mais au retard que la science appliquée est en train de prendre. Nul ne saurait s’étonner du désert industriel qui s’annonce, sauf réaction possible et, d’ailleurs, de plus en plus affirmée.

Quand les entreprises disent le bien et le mal.

Le but de l’entreprise n’est pas immoral mais plutôt amoral, nous ne voulons pas faire ici l’apologie de l’immoralisme économique, mais il faut bien comprendre que le wokisme poisseux et son cortège de cancel culture retentissent sur l’entreprise et font que la morale tend à remplacer le droit et contraignent l’entreprise à dire le bien et le mal ce qui n’est pas sa fonction. Quel est alors l’impact de ce phénomène sur la vie de l’entreprise ?

Celle-ci est paralysée par le risque réputationnel ce qui fait que l’entreprise s’aventure sur le terrain miné de la politique, la contrainte wokiste oblige celle-ci à des contorsions du discours, à un marketing (voyez le racialisme univoque de la publicité à la télévision) qui caresse cette idéologie dans le sens du poil et lui fait perdre du temps, de l’énergie superfétatoires dans un contexte de concurrence mondiale et au final nuit à la liberté d’entreprendre. L’UE s’empresse de suivre le modèle américain en matière de normes, qui sont, pour les entreprises, autant d’entraves concurrentielles et de coût supplémentaires préjudiciables dans la compétition acharnée de la mondialisation.

Le wokisme prétend faire de l’homme une personne « éveillée », en réalité il n’y a pas mieux pour l’endormir.

Olivier Pichon

Tribune reprise de Présent

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