Délinquance et immigration : cachez ce lien que je ne saurais voir

9 décembre 2022 | France

Jusqu’où les Français, les Européens vont-ils se laisser imposer le déni du réel ?

Allemagne : deux jeunes filles de 13 et 14 ans ont été agressées au couteau, lundi, à 7 h 30 du matin, en se rendant à l’école. La plus âgée est morte dans l’après-midi, tandis que sa camarade tente de survivre. Selon le média belge 7sur7, « l’auteur s’est enfui dans un bâtiment, que la police a encerclé. […] Trois personnes ont été arrêtées, dont l’auteur des faits. Les autorités n’ont pas encore révélé le motif de l’arrestation des deux autres personnes. »

Il faut alors se rendre sur le site de médias allemands ou italiens, par exemple, pour savoir que le « bâtiment » encerclé est un centre d’accueil exclusivement réservé aux migrants érythréens et que la jeune fille morte est une Allemande d’origine turque. Selon une de nos sources très au fait de l’actualité en Allemagne, les SEK (Spezialeinsatzkräfte, unité des forces spéciales allemandes) ont dû intervenir pour l’interpellation musclée du tueur et de deux autres pensionnaires érythréens du refuge.

L’ambassadeur turc en Allemagne ainsi que le ministre de l’Intérieur du Bade-Wurtemberg, où se trouve la ville d’Illerkirchberg (5.000 habitants), sont attendus sur place. Sans doute pour constater de visu les bienfaits du vivre ensemble et du Multikulti cher à Angela Merkel ? Mais que la population se rassure, dans un communiqué de presse, la police du Bade-Wurttemberg demande « de ne pas cultiver de soupçon général à l’encontre des étrangers, des personnes qui cherchent une protection sur le sol allemand, ou des demandeurs d’asile, et de ne pas encourager ni soutenir un tel soupçon ».

Une communication de crise d’un cynisme qui laisse pantois. Surtout qu’un autre drame avait déjà défrayé la chronique à Illerkirchberg en 2019 : lors de la nuit d’Halloween, quatre hommes originaires d’Irak et d’Afghanistan avaient violé une jeune fille de 14 ans, l’entraînant pour ce faire dans un autre camp de migrants de la même ville.

En France… Eh bien, en France, on n’arrive plus à compter les faits de délinquance et de violence qui impliquent des étrangers. Il y a, selon les chiffres dont nous disposons, une sur-représentation d’étrangers dans les prisons françaises, par rapport à la présence étrangère dans notre pays. En effet, selon l’INSEE, la part de la population étrangère en France est de 7,7 % de la population totale en 2021. Or, il y a 24,6 % d’étrangers dans les prisons françaises.

À titre d’exemple, « sur les 6 premiers mois de l’année 2022, à Paris intra-muros, 48 % des mis en cause pour faits de délinquance sont des étrangers. Ce chiffre monte à 54 % pour les atteintes aux biens. Sur l’ensemble de l’agglomération parisienne (Paris et petite couronne), ce sont 41 % des mis en cause pour faits de délinquance qui sont des étrangers», rapporte Le Figaro.

Qu’à cela ne tienne ! Pour occulter la violence du réel, et par là même la réalité d’un État défaillant et complice de fait face aux vagues migratoires et à la menace qu’elles font peser sur la sécurité des Français, on en appelle à la force de l’esprit contre « les théories ». Ainsi Élisabeth Borne, qui doit présenter à l’Assemblée son projet de loi sur l’immigration de travail, admoneste-t-elle les Français dans les colonnes du Figaro : « Il faut être attentif à ne pas s’approprier des thèses qui laissent penser que notre identité serait menacée. […] On ne va pas cacher les statistiques qui existent sur la délinquance dans les grandes métropoles. En même temps, je crois qu’il faut ne pas faire un court-circuit entre immigration et délinquance. On doit dire la vérité telle qu’elle est, tout en étant vigilant à ne pas faire des amalgames. »

Sauf que pas plus « l’immigration, ADN du peuple français » d’Emmanuel Macron que le « pas d’amalgame » d’Élisabeth Borne ne fonctionnent encore : cette sinistre déferlante du réel s’insinue désormais dans chaque commune de France, mais aussi d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne… La parole magique, les slogans incantatoires empêcheront-ils les Français de constater l’échec du vivre ensemble et la menace de mort sur notre art de vivre, nos lois et nos mœurs ?

Dans un exposé remarquable prononcé au Sénat et reproduit dans Le Figaro, Pierre Brochand, l’ancien patron de la DGSE, explique de façon précise et claire pourquoi l’immigration est l’enjeu essentiel de notre vie publique, politique, économique. Et sur ces utopies iréniques, ces injonctions morales et aujourd’hui meurtrières, il ne se paie pas de mots : « Le plus grave est que cette utopie ne se préserve des assauts du réel qu’en usant d’un moyen méprisable : le chantage. Le chantage au racisme, qui, à coups de fatwas, promet la mort sociale à tous ceux qui s’aviseraient de sortir la tête de la tranchée. Or, cette doxa, en forme de conte de fées, il ne faut pas craindre de proclamer qu’elle est fausse et incohérente. »

Submergés par l’actualité, préoccupés à survivre, les Français sauront-ils entendre ce discours ?

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

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