Immigration : submersion assumée !, par Marc Eynaud

L’agence Frontex a rendu son rapport : l’immigration en Europe a augmenté de 73 % entre 2021 et 2022, soit « 275.500 entrées irrégulières détectées ». Toujours d’après l’agence, ce chiffre est le plus élevé depuis 2016. En France, l’arrivée de l’Ocean Viking à la suite d’un bras de fer entre l’État et l’association a accouché d’un accord franco-britannique rendant réel le scénario redouté : le sud de la France est devenu un « hotspot » d’accueil de migrants. Si les vannes étaient largement béantes, l’ouverture de cette porte et l’appel à une immigration venant renforcer les « métiers en tension » démontrent que nous en sommes maintenant à la création d’un gigantesque appel d’air. Appel d’air qu’a d’ailleurs largement critiqué Gérard Collomb.

Dans les faits, ce sont plusieurs centaines de milliers d’immigrés légaux ou illégaux qui entrent chaque année sur le territoire français. En 2020, plus de 100.000 OQTF ont été prononcées, moins de 6 % avaient été appliquées. D’après le député Renaissance Jean-Carles Grelier, il y aurait 700.000 étrangers sous OQTF présents sur le territoire français. Voilà pour les personnes, place au coût.

Le budget du ministère de l’Intérieur alloué à l’immigration

On le sait, les chiffres sur le coût global de l’immigration sont source de débats permanents. Néanmoins, ils restent, quels que soient les débats, en constante augmentation. En témoigne ce rapport annuel de l’Assemblée nationale sur le budget alloué à l’immigration dans le cadre du projet de loi de finances donnant le budget de l’État pour 2023. Ce rapport présenté par le député Renaissance Jean-René Cazeneuve est limpide : « Les crédits demandés […] s’établissent à 2 674,8 millions d’euros en autorisations d’engagement et à 2 009,1 millions d’euros en crédits de paiement. » « Ces montants sont en progression de 681,3 millions d’euros en AE (+34,2 %) et de 112,6 millions d’euros en CP (+5,9 %) par rapport à ceux figurant dans la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022. »

Les aides sociales : un coût faramineux pour l’État

Au cours de l’année 2019, les aides en faveur des étrangers correspondent à « 9 milliards d’euros », avait détaillé, à TF1, la Caisse nationale des allocations familiales. Une somme qui regroupe les aides familiales, les allocations logement, le RSA et l’allocation pour les adultes handicapés, mais pas le minimum vieillesse estimé à 1,2 milliard d’euros par la Cour des comptes. Sans compter la fameuse aide médicale d’État qui a dépassé le milliard d’euros de budget (hors soins urgents, c’est-à-dire la raison d’être de l’AME, en somme).

Les « mineurs non accompagnés », gouffre financier des départements

Deux milliard d’euros par an à raison de 90 euros par jour par « mineur » pris en charge. C’est ce que cela coûte aux conseils départementaux, d’après l’Assemblée des départements de France. À cela, il faut aussi rajouter le montant total des subventions allouées à des associations comme SOS Méditerranée versées par les collectivités publiques et, donc, l’argent des contribuables.

Ainsi, on ne peut plus dire que l’État est impuissant à réguler l’immigration, il y a bel et bien une volonté politique de faire venir ces centaines de milliers de migrants. « Au lieu de lutter contre l’immigration clandestine, Emmanuel Macron l’organise. Nous ferons tout pour nous opposer à cette folie ! » réagissait Marine Le Pen, hier, sur ses réseaux sociaux. Que ce soit au niveau européen, national, régional, départemental et municipal, l’argent des contribuables se déverse dans ce puits sans fond. Au détriment de la sécurité des Français et, plus largement, des missions régaliennes de l’État.

Marc Eynaud

Tribune reprise de Boulevard Voltaire