Omerta médiatique sur la victoire du professeur Perronne

La presse n’a pas cru bon de rendre compte de la victoire du professeur Christian Perronne, accusé de charlatanisme pour avoir douté de la politique hygiéniste du gouvernement, avalisée par les médias. La chambre disciplinaire de première instance d’Ile-de-France du Conseil de l’Ordre des médecins l’a en effet blanchi, vendredi, des accusations dont le médecin était la cible. Les lyncheurs, qui avaient décrété son bannissement (L’Express en tête), ont choisi l’omerta plutôt que de s’excuser d’avoir alimenté unilatéralement un procès en dissidence. Voici un extrait des conclusions de la chambre, rendues publiques par Me Thomas Benages avocat du proscrit : « Le Dr Perronne, spécialiste internationalement reconnu comme un expert dans le domaine de l’infectiologie, était le mieux à même de comprendre les enjeux de santé publique. S’il s’est exprimé dans la presse sur l’action du gouvernement et sur l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’il était légitime à le faire et en avait même l’obligation dans ce domaine qui relevait de sa compétence, il s’est borné à porter publiquement mais sans invectives une voix discordante sur un sujet d’intérêt général ».

La chambre disciplinaire a également considéré que ses critiques à l’encontre d’Agnès Buzyn et Olivier Véran « concernaient ces personnes uniquement en tant qu’autorités sanitaires détenant un poste politique. Ainsi, alors même que ces autorités avaient également la qualité de médecins, le Dr Perronne ne saurait être regardé comme ayant méconnu, par les critiques dirigées à leur encontre, les dispositions précitées du code de la santé publique ».

Le silence médiatique sur ce revers s’ajoute à la chape de plomb qui étouffe les révélations sur les insuffisances des vaccins et les inutilités du confinement. Les « fact-checkers » – ces gardiens du récit officiel – s’étaient précipités dernièrement pour relativiser le fait que Pfizer n’avait jamais testé la capacité de son vaccin anti-Covid à prévenir la transmission du virus (blog du 14 octobre), en arguant que cette omission n’était pas une découverte.

Il n’en reste pas moins que ces pseudos vérificateurs n’ont jamais cru bon de dénoncer comme une « fake news » cette affirmation de la Haute autorité de la santé du 3 juin 2021 qui assurait que les vaccins à ARN messager (Pfizer, BioNTech et Moderna) réduisaient de 80 à 90 % le risque de transmission du virus. Les slogans gouvernementaux du genre : « Je me protège, je protège autrui, je me vaccine » n’ont jamais été clairement dénoncés comme des désinformations et des mensonges. Invité le 19 octobre devant le parlement de Strasbourg par la députée (RN) Virginie Joron (Identité et Démocratie), Perronne a redit que les vaccins anti-Covid s’étaient révélés être « totalement inutiles », mais également « dangereux ». Il a réaffirmé que l’épidémie avait en réalité engendré « une mortalité très basse », les chiffres officiels mêlant indifféremment les morts du Covid et les morts avec le Covid. Les mensonges d’Etat, protégés par une presse servile, commencent à être lentement mis au jour. Il est vrai que les faits sont têtus.

Ivan Rioufol

Texte daté du 24 octobre 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol