Défendre et reconstruire l’enracinement biologique, familial et culturel de l’homme européen

Discours de Fabien Lanyi, de la promotion Tolkien de l’Institut Iliade, prononcé le samedi 15 octobre 2022 à Barcelone.

Lors d’un événement, organisé par la revue La Emboscadura, l’Institut Iliade a été invité, en Catalogne, à présenter ses activités. Fabien Lanyi, stagiaire de la promotion Tolkien y a présenté la formation que propose l’Iliade aux jeunes Européens, au côté de Pierluigi Locchi, formateur et responsable des relations internationales de l’Institut. À cette occasion, le germaniste Armand Berger a également présenté son ouvrage Tolkien, l’Europe et la tradition. La civilisation à l’aune de l’imaginaire, édité en France par La Nouvelle Librairie dans la collection Longue mémoire de l’Institut Iliade et en Espagne par les éditions Fides.


Chers amis catalans et espagnols présents aujourd’hui,

Chers frères européens par la terre, le sang, la culture, la religion, par nos traditions, nos ancêtres, par notre histoire européenne commune,

Je m’appelle Fabien. J’ai été stagiaire de la promotion Tolkien de l’Iliade et j’ai aujourd’hui la responsabilité de vous présenter notre institut, l’Institut pour la longue mémoire européenne.

Dans un premier temps, je vais vous présenter les objectifs de l’Iliade et la vision de la civilisation européenne qu’elle défend ; puis, dans un second temps, je vous parlerai de la formation que propose l’Iliade aux jeunes Européens, en insistant sur ce qu’elle m’a apporté et sur la manière dont elle continue d’influencer mon combat pour la défense de nos valeurs.

Nul ne peut nier aujourd’hui que l’Europe est entrée dans une crise sans précédent. Je ne parle pas de notre crise économique, conséquence des mauvais choix politiques des dernières décennies, ni des grands bouleversements géopolitiques qui se déroulent sous nos yeux, mais je vous parle d’une crise bien plus grave, une crise culturelle engendrée par deux phénomènes inédits :

– tout d’abord, le remplacement des peuples. Jamais dans l’histoire européenne les Européens n’ont dû affronter un plus grand péril : devenir une minorité sur leur continent ;
– puis le grand effacement culturel : c’est la première fois depuis ses origines que la civilisation européenne voit sa culture délaissée, ses racines reniées, que l’on détruit pas à pas son patrimoine, ses langues et sa nature.

Le constat est douloureux : la culture, la communauté, la famille, le sacré, tout ce qui fait notre civilisation, a déjà été corrompu. Mais cette prise de conscience nous somme de regarder vers l’avant : nous devons nous inquiéter de l’effondrement de notre civilisation, mais sans tomber dans les dérives du conservatisme ou du survivalisme.

L’Institut Iliade se veut, en cet âge obscur, une bougie, une torche, un phare pour éclairer la longue mémoire de l’Europe, qui est notre salut, pour évoquer les symboles forts de notre histoire millénaire, pour nous rappeler, à travers eux, la communauté que nous formons. Les Européens doivent, dès maintenant, s’ils ne veulent pas disparaître, se préparer à résister : ils devront en effet être prêts à opposer à la force du nombre, aux foules d’immigrés extra-européens qui envahissent notre terre, la force de l’intelligence et du courage, la force des hommes enracinés.

L’Institut Iliade prône un combat pour la renaissance de la civilisation européenne : il s’agit de redessiner complètement les lignes politiques, de s’engager pour défendre et reconstruire l’enracinement biologique, familial et culturel de l’homme européen.

Cet homme européen qu’il faut réveiller en chacun de nous est un homme attaché à sa communauté, un homme qui lutte incessamment, chaque jour de son existence, contre la construction d’un homme abstrait, déterminé uniquement par ses besoins et ses caprices – triste figure que nous ont imposée le courant des Lumières et les différentes révolutions européennes. Cette abstraction moderne de l’homme est chaque jour alimentée par de nouvelles idéologies destructrices du groupe et de la communauté. Je fais bien sûr référence ici à l’antiracisme, aux théories du genre et autres idéologies LGBT+, qui pensent l’homme comme une feuille blanche, un être sans apparence concrète, sans histoire et sans spiritualité – au fond, sans humanité.

C’est au contraire l’homme traditionnel que nous voulons réveiller, l’homme qui est un véritable humaniste : nourri de spiritualité, il se reconnaît dans une identité biologique, dans son appartenance à une lignée et à une civilisation – notre civilisation européenne.

Cet homme éveillé doit prendre conscience que le peuplement de la terre qu’ont habitée ses ancêtres est aujourd’hui bouleversé, altéré par ces migrations extra-européennes innombrables. Les conséquences de ces migrations étant :

– la destruction de l’unité linguistique de notre territoire, héritage de nos ancêtres indo-européens ;
– la disparition des mythes et des héros qui sont le fondement de notre civilisation, la disparition de cet imaginaire collectif commun aux Celtes et aux Latins, aux Germains comme aux Slaves.

Une révolution conservatrice pour une nouvelle renaissance européenne

La disparition de ces héritages ancestraux et la construction d’un individu prédéterminé et asservi assurent le triomphe des principes économiques du néolibéralisme sur nos anciennes valeurs morales et guerrières.

La civilisation européenne a su faire fleurir ce que d’autres civilisations ont perdu. C’est elle qui a produit les arts et les sciences hérités de l’Antiquité. Elle a su protéger son domaine et se projeter dans le monde. Tout cela est aujourd’hui menacé par l’émancipation de la raison, par l’avènement de l’homo œconomicus et par la disparition des élites intellectuelles au profit d’une pseudo-élite politique incapable de gérer la cité.

L’Institut Iliade a donc pour mission de lutter contre le déclin de l’Europe, contre cette société qui ne donne plus de valeur à rien qu’aux biens matériels, et qui propose une vision politique de la liberté. Car la liberté n’est ni une offre politique, ni le résultat de la somme des individus. La liberté est le propre d’une communauté, elle est toujours collective. Cette liberté d’autrefois, propre à la civilisation européenne, est incompatible avec les prétendues libertés politiques, les artifices des droits de l’homme et la liberté économique

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