Lola, symbole d’une France abandonnée

Lola, 12 ans, symbolise l’effondrement de l’ « Etat protecteur ». L’horreur subie par cette enfant, victime de l’acharnement maléfique d’une jeune Algérienne en situation irrégulière, est la conséquence d’un renoncement du pouvoir à faire appliquer ses lois sur l’expulsion des indésirables et à rendre les textes plus efficaces. L’indignation qui gagne l’opinion reflète le sentiment d’abandon des Français par des élites acquises aux bienfaits de la « diversité ». La macronie et la gauche sont sur le même registre de la morale pour condamner une « récupération politique ». L’ « indécence » est le mot qui revient dans les rangs du gouvernement. Eric Dupont-Moretti, garde des sceaux, a accusé « l’extrême droite », mardi, de se « servir du cercueil d’une gamine de 12 ans comme on se sert d’un marchepied, c’est une honte ».

Ce mercredi, sur Europe 1, Fabien Roussel (PC) a estimé, au nom du deuil, qu’il « n’était pas l’heure » de faire le procès d’une défaillance de l’Etat. Bref, le « progressisme » cherche à imposer le silence sur cette tragédie en dénonçant ceux qui s’en indignent et en faisant valoir, comme une excuse, que la meurtrière avait elle-même été « victime de violences conjugales » (Gérald Darmanin). Ces mêmes donneurs de leçons n’avaient pas ces pudeurs ni reculs pour mettre en avant Aylan, cet enfant de l’exode mort sur une plage de Turquie, ou George Flyod étouffé par un policier blanc aux Etats-Unis. Ceux qui cherchent à faire taire sont les complices des lâchetés de l’Etat.

Les Français, parfois contestés sur leur sol par une immigration de conquête, sont devenus des cibles. Lola est l’exemple le plus tragique des désastres de la « société ouverte ». Des autochtones sont plus quotidiennement les victimes de leurs origines, dans un racisme occulté. J’ai eu mardi au téléphone le père Jean-Paul Argouarc’h, responsable de la communauté de la Sainte Croix de Riaumont. Le religieux porte robe de bure marron et scapulaire. Il m’a expliqué son agression, mercredi dernier, dans le Pas-de-Calais (faits passés sous silence par La Voix du Nord) : « Je faisais la queue pour avoir de l’essence dans une station, à Lens. J’ai alors été agressé par un homme qui se disait Algérien ». Il s’en était pris d’abord verbalement à une femme qui faisait le plein, en lui reprochant de prendre du carburant alors que lui travaillait. C’est en m’approchant qu’il s’est aperçu de mon état. Je lui ai dit que je voulais prendre de l’essence pour aller dans les Ephad. Il s’est mis alors à hurler : « T’es un sale curé ! Je vais tout casser ! Je suis fils de FLN, je sais ce que je fais, je te déteste ! ». Alors que je tentais de sortir mon téléphone pour le prendre en photo il m’a violemment donné des coups sur le bras gauche. J’ai porté plainte » .

Voilà où en est la France.

Ivan Rioufol

Texte daté du 19 octobre 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol