Espagne. Carla Toscano : « L’idéologie du genre est un cancer »

Jeudi dernier, le parlement espagnol a approuvé la controversée loi Trans, un projet de la gauche radicale de Podemos et de la ministre de l’égalité Irene Montero. Cette loi reconnaît la libre autodétermination du genre et supprime le changement de sexe déclaré, sans obligation de présenter un rapport médical. Pour changer de sexe, il suffit que la personne concernée en fasse la demande par écrit et sans avoir à fournir de preuves ou de témoins. En ce qui concerne les mineurs, la loi établit que l’âge auquel toute personne peut « rectifier » la mention de son sexe est abaissé à 16 ans.

Cet âge est réduit à 14 ans dans le cas où les mineurs sont « assistés » par leurs parents ou par un « défenseur judiciaire » en cas de désaccord. Cette voie judiciaire est également ouverte aux mineurs âgés de 12 à 14 ans. En dessous de cet âge, seul le changement de nom peut être effectué. Irene Montero a défendu la loi, affirmant que « l’identité de genre est un droit constitutionnel » et qu’il n’est pas question de donner « un pouce aux réactionnaires et à la transphobie, ni de laisser la porte ouverte aux discours de haine ».

La réponse du groupe parlementaire VOX est venue de la députée Carla Toscano, dans un discours qui a provoqué une véritable réaction hystérique de la gauche. Toscano a commencé son discours en citant Chesterton, « le jour viendra où des épées seront tirées pour prouver que les feuilles sont vertes« , un bon rappel que les lois passées autour du genre et de l’idéologie progressiste « nous obligent à tourner le dos à la réalité et pénalisent quiconque refuse de le faire« .

Le député conservateur a souligné l’absence de caution scientifique de l’idéologie du genre, une conception du genre comme une construction sociale, modifiable à volonté et subordonnée aux désirs de l’individu. « C’est une proposition folle mais tentante. Elle rappelle le ‘Vous serez comme des dieux’ de la Genèse, car elle remet entre nos mains une réalité que nous croyions immuable. Et ce faisant, elle crée une illusion de liberté ». Or la vraie liberté ne se construit pas sans réalité, et plus que des dieux, toute cette idéologie nous rend esclaves.

« Pour ce faire, vous utilisez misérablement la tragédie de quelques, très rares cas de personnes intersexuées ou qui ne s’identifient pas à leur sexe biologique, ou de dysphorie de genre chez les adolescents, pour faire passer le rouleau compresseur trans et l’imposer à notre société ».

Mme Toscano a fait remarquer que la société est capable d’offrir respect et soutien à ces personnes, mais ce soutien ne peut pas s’inscrire dans une perspective idéologique, mais dans une perspective scientifique, médicale et, surtout, dans une « perspective véritablement humaine ». Elle a également déclaré qu’il ne s’agit pas de lutter contre une quelconque discrimination, qui est déjà punissable dans le système juridique espagnol, mais d’imposer une idéologie de genre et de créer des privilèges : « Et au sein de cette promotion sauvage, nous arrivons au point le plus intolérable de cette loi. Les enfants ».

« Nous ne voulons pas qu’on leur fasse expérimenter leur corps, nous ne voulons pas qu’on les encourage à se masturber, nous ne voulons pas qu’on leur dise qu’ils peuvent choisir d’être des garçons ou des filles, nous ne voulons pas qu’ils soient éduqués d’une manière qui diffère de nos croyances. Et dire cela, ce n’est pas être arriéré, fasciste ou vieux jeu, c’est aimer nos enfants et vouloir préserver leur innocence et leur pureté« . Toscano a montré ce qui se passe dans d’autres pays à cause de la propagande de genre et de lois comme celle-ci, où de plus en plus d’adolescents souffrent de dysphorie. Au Royaume-Uni, le nombre de cas a augmenté de 4400% en dix ans, ce qui a donné lieu à une enquête gouvernementale ; en Suède, le nombre de cas a explosé de 1500%, et de plus en plus chez les femmes. « Mme Montero, enlevez vos mains sales de nos enfants ».

Concernant les adultes, la députée VOX a déclaré que légiférer en fonction des souhaits ou des perceptions de soi de chacun dégénère en lois frauduleuses et en situations absurdes, injustes, voire dangereuses. « Pouvez-vous imaginer un monde où tout le monde est obligé de nous traiter comme nous le ressentons ? » a-t-elle demandé. « Aujourd’hui, c’est le jour où il faut crier : L’herbe est verte. Les garçons ont un pénis et les filles ont un vagin. Le sexe est binaire. Nous sommes nés mâles et femelles. La biologie est réelle. L’idéologie du genre est un cancer. C’est le gouvernement le plus totalitaire et destructeur de l’histoire de l’Espagne. Et Vox est le seul parti qui défend le Bien, la Vérité et la Beauté », a conclu Toscano.

Le discours de Carla Toscano a provoqué une réaction excessive de menaces violentes à son encontre sur Twitter et les médias sociaux. « Merde nazie », « tant de voitures et aucune ne t’écrase », « salope malade » , ont été quelques-uns des commentaires sur son discours. Une fois de plus, la gauche démontre que sous couvert de tolérance et de diversité, se cache le totalitarisme. Oui, Chesterton avait raison.

Alvaro Penas

Tribune reprise de Breizh-info.com