Le voile islamique : contesté en Iran, promu par l’Union européenne

Les manifestations, parfois violentes, se succèdent en République islamique d’Iran depuis l’annonce, vendredi dernier, du décès de Mahsa Amini, une jeune femme d’origine kurde de 22 ans morte samedi 13 septembre à l’hôpital de Téhéran. Arrêtée quelques jours plus tôt pour ne pas avoir porté correctement son voile, elle aurait été rouée de coups par la police des mœurs. En Iran, il est obligatoire depuis 1979, date de la révolution islamique, de porter un voile recouvrant la tête et le cou tout en dissimulant les cheveux sur la voie publique. Une obligation qui concerne toutes les femmes, dès l’âge de 7 ans.

En signe de protestation et même de révolte, des femmes très courageuses s’affichent sur les réseaux sociaux en train de se couper les cheveux ou de brûler leur voile islamique. Ou encore de l’arracher et de le brandir à bout de bras, par petits groupes, dans les rues de certaines villes. Ce geste fort prend de l’ampleur en Iran depuis la vague de contestation de 2017.

Au moment où ces femmes iraniennes entreprennent, au péril de leur vie, ce combat de libération, l’Union européenne participe à la promotion de ce même voile islamique… Ainsi le 21 septembre dernier, une délégation du mouvement FEMYSO, proche des Frères musulmans, et soutenu financièrement par la Commission européenne, s’est en effet livrée, dans les locaux du Parlement européen, à du prosélytisme en faveur du port du voile pour les femmes. Voici quelques années, des islamistes, invités par le Parlement européen, avaient aussi défendu le port du burkini et de la burqa, au nom de leur conception du féminisme.

Ce même 21 septembre, un message de la Commission européenne sur les réseaux sociaux mettait en scène une fillette voilée dans le cadre du programme Erasmus +. Visiblement, la polémique nationale qui avait suivi la campagne de communication, co-financée par l’UE, en faveur du voile islamique n’a pas pour autant calmé les ardeurs chariatistes des technocrates de Bruxelles.

« En plus de se muer en véritable totalitarisme, l’Europe de Bruxelles dérive vers une soumission totale à l’islam radical. Il n’en est évidemment pas question ! » indique Jean-Paul Garraud, président de la délégation RN au parlement européen.

Comme dans de nombreux autres domaines, il semble y avoir parfois un monde entre les grands discours humanistes d’une partie des dirigeants de l’Union Européenne et la réalité qu’ils imposent, en interne, sur notre continent.

Texte repris du Breizh-info.com