Remplacement de population. En 2019-2020, en France, 29,6% des 0-4 ans sont d’origine extra-européenne sur trois générations

En 2019-2020, en France, 29,6% des 0-4 ans sont d’origine extra-européenne sur trois générations contre 7,6% des 60-64 ans et 3,1% des personnes âgées de +80 ans. C’est ce qu’il ressort d’une étude INSEE, qui confirme donc qu’il y a bien progressivement, un remplacement de population d’origine européenne par une population d’origine extra-européenne en France.

« En 2019-2020, parmi les personnes vivant en logement ordinaire en France métropolitaine, 9 % sont immigrées, 12 % sont descendantes d’immigrés de 2e génération et, parmi celles de moins de 60 ans, 10 % sont descendantes d’immigrés de 3e génération. Le profil migratoire de la population reflète avec décalage les flux d’immigration successifs. Parmi les descendants d’immigrés de 2e génération, les plus jeunes sont majoritairement originaires d’Afrique, alors que les plus âgés sont originaires d’Europe » indique l’Insee qui confirme ce que la presse qualifie au quotidien de fake news :

« La part des origines européennes se réduit au fil des âges mais demeure prépondérante à la 3e génération. L’empreinte de la succession des flux d’immigration se lit plus nettement dans les origines géographiques par âge. Les vagues en provenance d’Espagne et d’Italie ont précédé celles du Maghreb et du Portugal, et plus récemment des autres pays d’Afrique et de l’Asie [Athari et al., 2019]. Si les immigrés venus d’Afrique sont majoritaires entre 18 et 59 ans (53 %, dont 34 % du Maghreb), ils redeviennent minoritaires au-delà de 60 ans (37 %), au profit des immigrés originaires d’Europe (51 %, dont 34 % d’Europe du Sud) (figure 2a). Les transformations des origines des immigrés influencent fortement le profil des générations suivantes. Les enfants mineurs de la 2e génération sont ainsi très majoritairement d’origine non-européenne (83 %), et en particulier africaine (65 %) (figure 2b). Toutefois, la part de ces origines diminue rapidement au fil des cohortes. De 18 à 59 ans, 45 % des personnes de la 2e génération sont d’origine africaine, alors qu’au-delà de 60 ans, 91 % sont d’origine européenne, avec parfois des migrations très anciennes (italienne, espagnole, polonaise, belge, allemande, etc.) »

Pour lire la suite, c’est ici !