Propagande LGBT – Bruxelles contre Budapest

La commission européenne a récemment saisi la Cour de justice européenne contre la Hongrie accusée de violer « l’état de droit ».

Ce qui est en cause dans cette procédure est la loi, votée en juin 2021, interdisant la propagande homosexuelle dans les écoles hongroises.

On peut penser ce que l’on veut de cette loi, on peut la juger anachronique, mais il serait assez difficile de la faire passer pour une loi de persécution des homosexuels.

Bien d’autres propagandes sont interdites dans les écoles de Hongrie et d’ailleurs, sans que cela soit nécessairement attribué à une « phobie » quelconque.

Personne, en particulier, ne s’indigne que la propagande politique soit interdite dans les écoles – au moins en droit car, dans les faits, la gauche se dispense assez volontiers d’appliquer la loi en la matière !

En réalité, ce que révèle cette procédure, c’est un fossé grandissant entre les Européens sur la notion d’« état de droit ».

Jusqu’à une date récente, lorsqu’on parlait du droit des homosexuels, on désignait le fait que ces derniers n’avaient pas à être humiliés, voire battus ou même assassinés pour leur orientation sexuelle.

Un tel respect de la dignité de la personne humaine est à l’honneur de notre civilisation.

Mais, désormais, à Bruxelles et dans bon nombre de pays d’Europe de l’ouest, on considère que les droits des homosexuels ne concernent pas seulement le respect de leur humanité, mais aussi le droit de recruter dans les écoles et donc parmi des mineurs.

Imaginons un seul instant qu’à la place d’« homosexuels », on lise « communistes » ou « fascistes » et que l’on autorise des groupuscules révolutionnaires à recruter dans les écoles. Ce serait – à juste titre – une levée de boucliers.

En l’occurrence, c’est d’une certaine façon encore pire puisque cela ne concerne pas seulement les convictions idéologiques, mais les mœurs – qui engagent bien davantage la personnalité que l’intellect.

On s’approche du détournement de mineur.

Accessoirement, on peut estimer que l’éducation sexuelle est davantage l’affaire des familles que des professeurs ou des associations militantes.

En tout cas, en introduisant cette procédure judiciaire, la commission européenne envoie un message qui pourrait bien se retourner contre Bruxelles et contre l’idéologie libertaire ambiante : il est en effet fort étrange que l’idéologie libertaire ait besoin des tribunaux et des condamnations pour triompher. Mais l’expérience contemporaine montre que l’on peut être simultanément libertaire et liberticide !

Tribune reprise de les4verites.com