Quand les géants du divertissement financent la culture de mort

Disney, Netflix, la Paramount… Les géants du divertissement se transforment en serviteurs de la culture de mort. Quelques jours après la décision historique de la Cour suprême des Etats-Unis, les plus grands studios hollywoodiens et les principales sociétés de streaming annoncent tour à tour qu’elles prendront des mesures pour soutenir leurs employées désireuses d’enfreindre la loi.

Nous les connaissions « antiracistes » caricaturaux, pro-LGBT et promoteurs du wokisme, nous les découvrons – sans surprise – apôtres de l’avortement. A l’image de la majorité des médias, des célébrités et des structures mondialistes, le monde du divertissement s’insurge contre le verdict de la Cour suprême de laisser à chaque Etat américain le droit ou non d’autoriser l’avortement.

Le respect des institutions est à géométrie variable, et, un an et demi après s’être scandalisés de l’attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump qui contestaient le résultat de l’élection présidentielle, les bien-pensants de tout le pays s’unissent contre cette décision et prévoient déjà de l’enfreindre.

C’est par un communiqué à ses employés que Disney a annoncé sa position. La compagnie s’engage à leur fournir un accès « aux soins liés au planning familial », où qu’ils vivent, c’est-à-dire même s’ils résident dans un Etat interdisant l’avortement. Une bourse de voyage permettra en effet aux employés de subir l’avortement dans un Etat qui l’autorise.

Walt Disney doit se retourner dans sa tombe. Si l’homme à l’origine de la plus grosse entreprise de divertissement du monde avait ses travers, on ne peut pas enlever la noble volonté qui était la sienne, à savoir émerveiller les enfants. Désormais, la société qui porte son nom souhaite faciliter la mise à mort des petits êtres avant qu’ils puissent devenir des enfants à leur tour. L’inversion des valeurs est totale.

Rappelons par ailleurs que Disney est déjà dans le collimateur du Parlement de Floride, Etat où se trouve son plus important parc à thèmes, pour avoir fait la promotion de l’homosexualité.

La « guerre de civilisation » se déroule donc désormais au sein même des Etats-Unis, plus désunis que jamais, entre conservateurs et wokes mondialistes. Le camp pro-avortement a des soutiens particulièrement influents, Disney étant loin d’être la seule entreprise engagée dans ce mouvement. Netflix a pris une position similaire, annonçant offrir à chacun de ses employés une allocation de 10 000 dollars s’ils venaient à avoir besoin de traitements contre le cancer, de transplantations, mais aussi de soins liés « à la transition de genre » (traduction : d’opérations visant à achever la transformation des transsexuels) ou d’avortements.

Notons toutefois que, contrairement à la France, les Etats-Unis possèdent aussi des acteurs conservateurs. C’est le cas de Jon Voight, acteur à la riche carrière, de Gina Carano, actrice vue récemment dans une série Star Wars et « remerciée » après avoir pris fait et cause pour Donald Trump, ou encore de Kevin Sorbo, popularisé dans les années 90 pour son rôle dans la série Hercule. Ce dernier s’est réjoui sur les réseaux sociaux que « la vie a gagné » mais déplore aussi que « nous [vivions] dans un monde où des gens préfèrent tuer leur bébé plutôt que de ne pas avoir de relation sexuelle ». Bien résumé.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 28 juin 2022