Vous souvenez-vous d’Alban Gervaise? – Silence coupable…, par Céline Pina

Le médecin militaire assassiné devant ses enfants à Marseille a été inhumé le 8 juin 2022. Sans hommage national et sans une ligne dans un journal comme Le Monde. Pendant que le monde politico-médiatique est occupé à parler du programme économique de LFI ou des “violences policières”, la France s’habitue au jihadisme d’atmosphère, s’indigne Céline Pina.

Si cela ne vous dit rien et que vous n’êtes pas journaliste, ne culpabilisez pas, c’est normal. Sa mort dramatique a été occultée. Il ne fallait pas déranger la campagne législative et la fausse sécurité que l’on essaie de vendre aux Français en leur faisant croire que le terrorisme de proximité a disparu.

Hélas, il n’en est rien. À Marseille, ce médecin militaire de 41 ans a été égorgé devant ses deux enfants de trois et sept ans qu’il venait chercher à l’école.

Mais pardon, déjà dans ce bref exposé des faits je commets un impair : dans la novlangue médiatique on ne dit plus « égorgé », c’est trop connoté, on dit que des « coups de couteau lui ont été portés à la gorge », sinon cela fait trop penser à un crime d’islamiste. Or dans le microcosme parisien, si vous laissez penser cela, cela signifie que vous montrez du doigt la communauté musulmane et donc que vous êtes probablement raciste. Il est vrai qui si cette façon de tuer est liée à certaines cultures, pour autant aucune origine ne prédispose au meurtre. Ce luxe de précaution relève donc de l’hypocrisie ou de la condescendance.

Pudeurs journalistiques

Utiliser le terme « égorgé » commence donc déjà à faire de vous un personnage peu fréquentable. Pour éviter les amalgames il devient alors très important de censurer le réel et de ne surtout pas s’en tenir aux faits. Et pour donner des gages il est de bon ton d’expliquer aussi que l’on censure pour de bonnes raisons : la communauté musulmane se sentant persécutée, il serait dangereux pour la cohésion nationale de continuer à parler des égorgements de proximité qui n’ont jamais cessé.

Alors que le vote communautaire des musulmans est massif et que tous les politiques envient cette manne qui voit 70% de cette communauté voter en masse pour Jean-Luc Mélenchon sur la base d’un discours victimaire et anti-police, personne ne veut regarder certains faits en face. En effet, lorsqu’une appartenance communautaire devient aussi déterminante dans les votes, elle parle des résultats d’un travail politique et identitaire effectué sur une population par des idéologues. Dans le cas des Français de confession musulmane, deux forces travaillent dans le même sens. Les islamistes et l’extrême-gauche. Ce n’est pas un scoop mais il est bon de taire ces choses-là. D’abord parce que cela gêne le racolage communautaire sur fond de discours mettant en cause les Français pour peu qu’ils aient la peau blanche en les accusant de racisme systémique. Un discours qui est vu comme faisant en partie la fortune de LFI et que guigne le parti du président tout juste renouvelé.

Ensuite parce que personne ne sait comment inverser la vapeur qui voit l’influence des représentations islamistes et gauchistes en mode décolonial gagner de plus en plus de terrain dans les banlieues. Celles-ci sont devenues le haut lieu de la réislamisation par les salafistes et les frères musulmans des Français de confession musulmane. Les votes massifs que cela génère effraient et attisent la convoitise de politiques qui ne comprennent pas que cette influence pourrait être combattue à condition qu’ils arrêtent de lécher les bottes de leaders communautaires pour porter haut nos idéaux civilisationnels. Faute d’en être capable, ils choisissent le déni du réel. C’est ainsi que la mort d’Alban Gervaise est reléguée au rang de faits-divers.

Un énième «déséquilibré» ?

Pourtant les faits mettent très mal à l’aise quand on sait que le motif terroriste n’a pas été retenu. L’égorgeur se nomme Mohammed. Âge de 24 ans, il aurait crié « Allah Akbar » en se jetant sur sa victime. Ce petit dealer aurait confié aux policiers avoir agi « au nom d’Allah » et tenait des propos confus après avoir commis son meurtre.

Un énième « déséquilibré » peut-être ? Pourtant l’homme n’a pas été hospitalisé en psychiatrie. Il n’est donc pour la justice ni fou ni terroriste. Or ce qui fait dire à la justice qu’il n’est pas terroriste est que la perquisition de son logement n’aurait pas révélé d’éléments suffisamment probants. Egorger un homme au nom d’Allah est donc selon la justice une attitude qui ne parle pas de la propagande islamiste qui infecte de plus en plus de cerveaux et a provoqué plus de 250 morts dans notre pays.

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