« Pour le gratin médiatique il faut s’appeler Malik » – Disney et Netflix au service de « l’antiracisme »

Une mini-série dédiée à Malik Oussekine est diffusée à partir de ce 11 mai sur Disney+. Le géant américain démontre une fois de plus son engagement politique.

« Tu t’appelais Sébastien, ton prénom n’évoque rien. Pour le gratin médiatique il faut s’appeler Malik ! » En 1997, le groupe de rock identitaire Vae Victis faisait ce constat dans une chanson dédiée à Sébastien Deyzieu, militant nationaliste mort en 1994 en tentant de fuir la persécution policière (voir notre article en page 5). Vingt-cinq ans plus tard, le nom de Sébastien est honoré par ses camarades mais est oublié par les Français et les médias, quand ces derniers ne font pas le choix de le salir.

Pendant ce temps-là, celui de Malik Oussekine, lui aussi victime de la police, est, quant à lui, immortalisé dans une série télévisée mondialement diffusée via Disney+. Ce 11 mai sortent en effet les quatre épisodes d’une heure de ce programme simplement intitulé Oussekine, qui racontera cette triste affaire en long, en large et en travers.

Le réalisateur n’est autre que le Français Antoine Chevrollier, connu pour son travail sur la série Le Bureau des légendes. Le cinéaste a expliqué à l’AFP être intéressé par « les injustices », « que ce soit à l’endroit des enfants d’immigrés ou des prolétaires de province ». Son travail n’a rien d’innocent puisque le cinéaste clame également que « le temps est venu de dépoussiérer le roman national ».

Deux poids deux mesures et culpabilisation, les deux mamelles de la propagande

En d’autres termes, un fait divers – malheureux, certes – remontant à 1986 va être réinterprété et présenté comme un « sujet de société ». Il est d’ailleurs aisé d’imaginer les conséquences de la diffusion de cette série : la victimisation de tous les Algériens va reprendre de plus belle, tout comme la diabolisation de la police, des pouvoirs publics et plus globalement des Français en général. Il n’est pas à écarter que Jean-Luc Mélenchon et ses sbires, Taha Bouhafs en tête, fassent leurs choux gras de cette histoire, comme si le drame venait de se produire et qu’il était habituel.

Disney, loin, très loin de ses traditionnelles histoires de souris, d’écureuils ou de princesses, va semer un peu plus la discorde en culpabilisant encore un peu plus les Français, pour ne pas dire tous les Blancs d’Occident. De Madrid à New York en passant par Londres, la diffusion internationale va en effet produire une bouillie idéologique de laquelle ne pourra émerger qu’un antiracisme puéril déconnecté de la réalité, digne de Black Lives Matter.

Pendant ce temps-là, les petits Français qui se font agresser, poignarder, violer et tuer chaque jour par les compatriotes de Malik Oussekine resteront dans l’anonymat. Leur malheur restera ignoré, méprisé, nié. Pour Disney+, ce n’est pas vendeur.

Le deux poids deux mesures a de beaux jours devant lui. Les autoproclamés rebelles et anarchistes ont les studios américains les plus riches et les plus puissants de leur côté.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 mai 2022