Hager Ameur : mélenchoniste et « agresseuse » de pompiers

On tient enfin l’un des agresseurs et casseurs qui s’en prennent régulièrement aux militants de droite, aux policiers, pompiers, ambulanciers, et narguent la justice depuis tant d’années, sous l’appellation de black blocs ou « antifas ». Curieusement, ils sont rarement démasqués. Mais pour l’attaque contre un pompier, dimanche 1er mai, on sait tout de l’agresseur, qui est une « agresseuse ».

Elle s’appelle Hager Ameur. Elle a déjà été arrêtée plusieurs fois pour des actes violents. Elle s’en vante d’ailleurs sur son site. Dans ses messages sur son compte Instagram, elle fait figurer une photo d’elle en train de voter Mélenchon, avec des formules de soutien. Totalement fanatisée, elle multiplie depuis plusieurs années déclarations enflammées et poses guerrières.

Le 1er mai elle participait à la manifestation parisienne des mélenchonistes. Elle portait les attributs des street medics : casque orange, sac à dos rouge avec une croix blanche. Elle portait en outre un pantalon camouflé. Elle était donc assez facilement identifiable. Ancienne infirmière, cette femme hystérique de 38 ans se présentait comme volontaire, capable de porter secours aux personnes blessées pendant la manifestation. Sans doute pensait-elle à des victimes de violences policières… mais pas aux pompiers attaqués, puisque c’est elle qui a commis cette agression, filmée et dont la vidéo a été vue de façon virale.

Alors qu’un pompier éteint un feu allumé par les black blocs, qui endommage du mobilier urbain et pourrait se propager à un immeuble, on la voit le prendre à partie, tenter de lui arracher des mains sa lance à incendie, puis le frapper à plusieurs reprises. Selon les témoins, elle hurlait : « Tu vas pas éteindre le feu ! », ou encore : « On va te défoncer comme en 2019 ! » Elle faisait allusion à des violences auxquelles elle avait participé à l’époque. Le synonyme de « défoncer quelqu’un », c’est le passer à tabac, le démolir, l’éventrer. Les choses sont claires.

Refus de répondre aux questions

La police n’a guère eu de mal à retrouver sa trace et l’a arrêtée le soir même non loin de là. Elle devait être présentée aux juges ce mercredi, ses avocats prévoyant de demander le renvoi de l’affaire afin d’étayer le dossier en défense. Lors de son interrogatoire, elle avait refusé de répondre aux questions. Sur plainte du pompier, et sur décision du parquet, elle est poursuivie pour une somme de délits : « violences », « outrage », « rébellion », « participation à un groupement en vue de commettre des violences », « entrave à l’arrivée des secours destinés à combattre un sinistre dangereux », etc. Ces actes peuvent être sanctionnés à hauteur de 45 000 euros d’amende et trois ans de prison.

Lundi, sur C8, son compagnon, un habitué des plateaux de télévision, a indiqué qu’elle ferait sans doute des excuses si on l’invite à s’exprimer dans les émissions…

Un collectif d’avocates a pris sa défense, s’indignant que son nom ait été divulgué. Car, en principe, seuls les noms de militants d’extrême droite sont jetés en pâture à la presse. Et les prénoms à consonance étrangère sont généralement remplacés par des Benoît ou des Isabelle, ce qui n’a pas été le cas pour elle…

Les violences de dimanche ont fait l’objet de condamnations quasi unanimes. Pour l’agression commise par Hager Ameur, Mélenchon a parlé d’« acte absurde », degré le plus faible dans la hiérarchie des condamnations ! Il n’a d’ailleurs pas formulé d’excuses au jeune pompier, malgré les engagements de « l’agresseuse » à ses côtés.

A l’issue des violences de dimanche, à Paris, où huit policiers avaient été blessés, 47 personnes ont été interpellées, mais la Préfecture n’a pas communiqué sur les suites données, ce qui fait supposer des libérations le soir même. Rappelons que, pour le simple port d’une pancarte portant le mot « Qui ? » au cours d’une manifestation pacifique, la jeune militante nationaliste Cassandre Fristot avait été condamnée à six mois de prison.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 5 mai 2022