Émeutes musulmanes en Suède – Le Premier ministre reconnaît l’échec de « l’intégration »

Près d’une dizaine de villes du pays en proie à la violence insurrectionnelle et au pillage systématique, pas moins de cent policiers blessés officiellement recensés à ce jour, des centaines de véhicules incendiés, et des quartiers entièrement ravagés : après une quinzaine de jours de sanglantes émeutes perpétrées par des immigrés musulmans aux cris d’« Allah Akbar ! » (voir Présent daté du 20 avril 2022), le gouvernement social-démocrate suédois, qui semble avoir totalement perdu le contrôle de la situation, a essayé de reprendre la main jeudi dernier en annonçant une série de mesures censées mettre fin à ce qui ressemble beaucoup à une tentative de coup de force musulman. Mais, plus que le plan d’urgence présenté par le Premier ministre Magdalena Andersson, ce sont surtout ses déclarations qui ont frappé l’opinion suédoise. Et pour cause : après avoir inlassablement vanté pendant des années les prétendus bienfaits de l’immigration-invasion et ouvert en grand la porte à des centaines de milliers de migrants, celle-ci a enfin fini par admettre l’échec total de la politique dite « d’intégration » suédoise.

La Suède « grand-remplacée » à feu et à sang

Si les faits n’étaient pas si graves, il y aurait presque de quoi sourire devant le spectacle, depuis longtemps prévisible, de ces sociaux-démocrates émasculés, pro-immigration et fiers d’être « grand-remplacés », aux prises maintenant avec une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. Après des décennies d’un humanitarisme niais et moralisateur qui les a conduits à accueillir sur leur sol plus de deux millions d’étrangers en vingt ans, le réveil est en effet cruel : aujourd’hui, près d’un habitant sur cinq de la Suède est d’origine étrangère, et « Mohammed » est le deuxième prénom le plus donné aux nouveau-nés à Göteborg (le troisième à Malmö) ! On ajoutera que, rapporté à sa population, la Suède détient le triste record européen des meurtres, dont 85 % des auteurs et des victimes sont nés à l’étranger ou d’origine étrangère…

Bref, rien d’étonnant, donc, à voir maintenant les immigrés – hommes, femmes et même les enfants – des quartiers islamisés de Malmö, Linköping, Norrköping, Stockholm, Örebro, ou encore Landskrona, se soulever et s’en prendre violemment à tout ce qui incarne l’autorité et l’identité suédoises aux cris d’« Allah Akbar ! » Ainsi, depuis le 14 avril, on ne compte plus les attaques de forces de l’ordre à coups de cocktail Molotov, les véhicules de police, de pompiers et de particuliers incendiés, les commerces et bâtiments administratifs pillés, ou encore les axes routiers bloqués. La situation est devenue à ce point inquiétante que, au cours de l’un de ces affrontements, des policiers ont dû faire usage de leurs armes de service pour échapper au lynchage !

Demain, la France ?

Une catastrophe telle que Magdalena Andersson s’est vue contrainte jeudi d’admettre publiquement son échec et celui de son parti, au pouvoir depuis huit ans. En effet, a reconnu le Premier ministre suédois, « l’intégration a été trop faible tandis que nous avons connu dans le même temps une immigration massive. Notre société a été trop inconséquente sur cette question, et les moyens alloués à la police et aux services sociaux, trop légers. » Et Magdalena Andersson d’ajouter alors : « Une telle ségrégation s’est installée dans le pays que, désormais, la Suède est compartimentée en sociétés parallèles. Nous vivons dans le même pays, mais dans des réalités complètement différentes. » Ironie du sort ou hasard malheureux du calendrier : la Commission européenne, qui, pour la première fois, décernait ce jour-là à Bruxelles ses fameux « prix des capitales européennes de l’inclusion et de la diversité », accordait la médaille d’argent à la ville de Göteborg pour ses nombreux efforts en matière de lutte contre les « discriminations »…

Reste que, s’il en avait le courage et voulait bien accepter enfin de sortir de son incroyable déni, le gouvernement français devrait suivre l’exemple de son homologue suédois et se livrer lui aussi à son autocritique. Car, pour avoir défendu depuis des décennies la même politique d’immigration aberrante que celle menée par Stockholm, et comme elle capitulé systématiquement devant les revendications incessantes des islamistes, celui-ci a créé dans notre pays toutes les conditions propices à un soulèvement des immigrés musulmans sur le modèle suédois.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 mai 2022