Programme présidentiel du candidat Macron – Prêts pour cinq nouvelles années cauchemardesques ?

Après avoir fortement accéléré le déclin tous azimuts de notre pays lors d’un premier mandat catastrophique, le candidat des grands médias et de la bien-pensance a exposé jeudi, lors d’une conférence de presse aux Docks de Paris à Aubervilliers, son nouveau programme de « réjouissances » pour les cinq années à venir, en cas de réélection le 24 avril prochain. Un programme comportant près d’une centaine de mesures qui, lorsqu’elles ne relèvent purement et simplement de la démagogie et de l’électoralisme, n’auront d’autre effet que d’aggraver encore un peu plus la terrible crise identitaire, politique, économique ou encore sociétale dans laquelle est plongée la France depuis tant d’années.

Qui peut encore croire le bonimenteur de l’Elysée ?

O bien sûr, lors de son intervention, Macron n’a pas manqué de promettre à nos compatriotes le renforcement de notre indépendance et de notre souveraineté, en passant – entre autres – par un important « réinvestissement dans un modèle complet d’armée », la « restauration d’une agriculture nationale », des relocalisations industrielles, ou encore la « réduction de notre dépendance aux énergies fossiles ». Il a aussi promis une « refonte de l’organisation de l’asile et du droit de séjour » pour en finir avec « l’inefficacité du système », allant même jusqu’à garantir que « le refus d’asile fera l’obligation de quitter le territoire français ». Il s’est également engagé à renforcer la sécurité au quotidien, grâce à toute une série de mesures gadgets en faveur des forces de l’ordre, et à un « investissement dans la justice ». Mais, outre le fait que ces propositions s’apparentent davantage à des rustines qu’à un véritable plan de sauvetage, qui peut encore croire ce président qui, pendant toute la durée de son quinquennat, a fait exactement le contraire de ce qu’il nous promet aujourd’hui ?

Nouveau désastre sociétal en vue

Cerise sur le gâteau, Macron, qui n’a eu de cesse de confisquer leurs libertés aux Français durant son mandat, allant même jusqu’à les confiner, et à inventer un passe vaccinal transformant une partie d’entre eux en citoyens de seconde zone, n’a pas hésité à leur promettre jeudi un « retour de la souveraineté populaire », passant par une amélioration de la représentativité grâce à « plus de proportionnelle », ou encore de… « défendre les informations libres et indépendantes » grâce à la mise en place d’« états généraux pour le droit à l’information » ! Décidément, aurait dit Audiard, « les c…, ça ose tout » ! Pour le reste, on retiendra, outre le passage de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, la transformation du RSA en « revenu d’activité », la mise en place d’une « solidarité à la source » et l’allègement des droits de succession, la volonté du président sortant de faire, une fois de plus, de « la lutte pour l’égalité femmes-hommes » la « grande cause » du second mandat. Et surtout, son intention d’organiser une « convention citoyenne » sur la question de la fin de vie, sur le modèle de celle – dont tout le monde sait maintenant qu’elle était truquée – qui a été lancée en 2019 pour le climat. De quoi s’attendre à un nouveau désastre sociétal…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 mars 2022