Melilla : l’autre invasion

Pendant que les yeux sont tournés vers l’Ukraine, où l’invasion russe progresse depuis le 24 février, une autre invasion se poursuit : celle de l’Europe par des clandestins africains.

L’enclave espagnole de Melilla, sur la côte nord du Maroc, refait parler d’elle. La semaine dernière, plusieurs centaines de migrants ont franchi cette frontière terrestre entre l’Afrique et l’Union européenne. Le phénomène s’est produit pendant deux jours consécutifs, les mercredi 2 et jeudi 3 mars.

Mercredi, pas moins de 2 500 Africains ont pris d’assaut les lieux. Il s’agit tout simplement de la tentative la plus massive réalisée jusqu’à présent, preuve que le phénomène de submersion migratoire du continent redouté par les mouvements identitaires européens est toujours d’actualité et que, comme l’indiquait Eric Zemmour aux micros des journalistes militants de « Quotidien » en faisant référence à la guerre russo-ukrainienne, « la menace n’est pas à l’Est, mais au Sud ».

Pour affronter la triple clôture avec grillage d’une longueur de douze kilomètres mais aussi les forces de sécurité espagnoles, les migrants n’ont pas hésité à utiliser des crochets, des bâtons et des projectiles en tous genres. Lors de la première vague, près de 500 clandestins sont parvenus à leurs fins. Les déçus revenaient à la charge dès le lendemain et 380 d’entre eux parvenaient cette fois à fouler le sol de l’UE. 800 immigrés illégaux sont donc entrés en deux jours via Melilla, contre 1 092 pour toute l’année 2021. Notons toutefois que l’autre frontière espagnole de l’UE au nord du Maroc, Ceuta, située à 400 kilomètres de Melilla, avait été violée en mai 2021 par près de 10 000 Africains.

A la suite des événements de la semaine dernière, la préfète a déclaré qu’une telle agressivité « n’avait pas été constatée en d’autres occasions ». 27 policiers ont notamment été blessés dans l’indifférence générale.

Marine Le Pen et les cadres de Reconquête réagissent

En France, les cadres du Rassemblement national et de Reconquête ont immédiatement réagi. Marine Le Pen a par exemple noté que ces immigrés économiques étaient essentiellement des hommes, au contraire des réfugiés de guerre ukrainiens. La candidate du RN à l’élection présidentielle ne découvre pas la problématique, dénonçant ces invasions sauvages depuis de longues années. Stéphane Ravier, Jérôme Rivière, Jean-Lin Lacapelle ou encore Gilbert Collard ont relayé sur les réseaux sociaux les impressionnantes vidéos filmées à Melilla, qui illustrent parfaitement la violence de ces invasions et l’hostilité des migrants.

Si le calme est revenu dès jeudi soir, nul ne doute que ce n’est qu’une question de temps avant le prochain assaut.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 mars 2022