M’hammed Henniche: la charia made in France

Henniche est habile et mondain. Mais le site Internet de ce notable musulman milite – ou militait – pour des thèmes contraires aux droits humains, notamment féminins (voile, polygamie). Pendant des années, les politiques n’ont rien vu.

En 2015, la directrice de la Politique de la Ville d’Aulnay est Nadia Hamour, professeur à Sciences-Po, historienne et musulmane franco-algérienne spécialiste des relations Europe-Méditerranée. Elle est aussi secrétaire nationale chargée de l’intégration dans le parti UMP-LR.

Nadia Hamour rappelée à l’ordre

Le 12 décembre, lors d’un débat sur France 24, elle défend la laïcité, affirme que la République a trop reculé, qu’on recule trop chaque jour, tant concernant le foulard que le menu des cantines, et que le voile la dérange car il est un symbole politique.

M’hammed Henniche écrit alors sur son compte Twitter: « Scandalisée par les propos de @nadia_hamour sur le voile, #uam93 a contacté @brunobeschizza qui va convoquer Hamour

Hamour quitte la mairie. Fallait-il surtout ne pas fâcher Henniche, qui pourrait faire perdre la mairie au LR Bruno Beschizza comme il l’avait aidé à la faire gagner? Il représente des associations gérant trente mosquées. Les élus de droite ou de gauche qui ont fait la puissance d’Henniche en cédant à son chantage, étaient censés savoir qu’en privilégiant les associations désignées par lui, et en acceptant ses choix d’imams pour les mosquées construites sur terrain municipal, ils favorisaient le développement des thèses islamistes, l’antisémitisme, les appels à violer la loi française en faveur de la charia, le bafouement des droits des femmes, etc.

C’est le cas de l’imam de la mosquée de Pantin dont Henniche est le recteur. Le Conseil d’État observe ainsi que cet imam «a été formé dans un institut fondamentaliste du Yémen, que ses prêches sont retransmis, avec la mention de son rattachement à la “Grande mosquée de Pantin”, sur un site internet qui diffuse des fatwas salafistes de cheikhs saoudiens et qu’il est impliqué dans la mouvance islamiste radicale d’Ile-de-France. [Le Conseil] a également observé que la Grande mosquée de Pantin est devenue un lieu de rassemblement pour des individus appartenant à la mouvance islamique radicale dont certains n’habitent pas le département de Seine-Saint-Denis et ont été impliqués dans des projets d’actes terroristes. Il estime dès lors que ces éléments établissent la diffusion, au sein de la Grande mosquée de Pantin, d’idées et de théories incitant à la violence, à la haine ou à la discrimination en lien avec le risque de commission d’actes de terrorisme[1]

À l’époque de l’assassinat de Samuel Paty, on ne pouvait plus consulter le site Internet de Henniche, uam93.com, dont les articles auraient prouvé la justesse des observations du Conseil d’État. Mais au temps où les élus de droite et de gauche trafiquaient avec lui pour acheter les votes qu’il pouvait leur offrir, ces articles étaient accessibles à tout le monde, et nous allons en citer des extraits[2].

«Le chemin de la caravane islamique»

Le 19 janvier 2010, au temps où le port de la burqa en France fait polémique, Henniche publie une Lettre ouverte aux pseudo-musulmans qui renforcent les non musulmans et où on lit:

«Ultime provocation, on exige des Musulmans d’opter sans réserves pour les lois (humaines) de la République et de renoncer aux Lois de Dieu, sous peine de sanctions. Mais, liberté de penser oblige, rien n’oblige à adhérer à une quelconque loi quand bien même elle serait votée par une majorité d’inconscients… En conclusion, les grands muftis de la République laïque pourront toujours aboyer cela n’empêchera pas la caravane islamique de continuer son chemin jusqu’à sa destination finale[3].»

Cette destination finale? L’instauration de la charia bien entendu ! L’auteur de la lettre ouverte est Daniel-Youssof Leclerc, un Français converti à l’islam, et un des fondateurs de la puissante Fédération nationale des musulmans de France (FNMF). Il n’a jamais caché ce but ni dans son journal radical L’Index, ni dans ses interventions. Dans une interview au Nouvel Observateur, il déclare en 1992: «Si demain on avait une majorité dans ce pays, pourquoi est-ce qu’on n’imposerait pas la Charia progressivement? Ça vous dérange? Tant pis[4]!»

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