Jean-Yves Le Gallou : « Les Bobards d’or : faire rire ceux qui souffrent toute l’année de la désinformation des médias de grand chemin »

La XIIIe cérémonie des Bobards d’or aura lieu lundi 7 février à 19 heures au théâtre du Gymnase à Paris, 38, boulevard de Bonne-Nouvelle, dans le Xe arrondissement. Jean-Yves Le Gallou répond à nos questions.

Quel objectif poursuivez-vous avec ce nouvel opus des Bobards d’or ?

Faire rire ceux qui souffrent toute l’année de la désinformation des médias de grand chemin. Beaucoup de journalistes se moquent des opinions de leurs publics 364 jours par an. Le jour des Bobards d’or, les rôles s’inversent, nous nous moquons gentiment des journalistes, de leurs travers, de leurs biais idéologiques. Nous récompensons les meilleurs d’entre eux, ceux qui n’hésitent pas à mentir pour mieux servir le politiquement correct. Bref, c’est carnaval !

Avez-vous de gros poissons parmi les candidats ?

Assurément ! Les deux présentateurs du JT de TF1, Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray, sont candidats. Il faut dire qu’on a souvent l’impression que les chargés de com’ de Matignon et de l’Élysée leur parlent directement dans l’oreillette…

Gilles Bouleau – sonnez trompette, résonnez hautbois – a chanté les louanges d’un gouvernement retrouvant, avec 6,5 % de croissance en 2021, les grands succès des Trente Glorieuses en… oubliant juste de rappeler qu’il y avait eu une chute de 8 %, l’année précédente. Joli tour de passe-passe.

Anne-Claire Coudray, elle, a fait dans le franc bobard en prétendant, face à Marine Le Pen, que jamais, au grand jamais, Castex n’avait affirmé que la vaccination empêchait toute contamination. Mais les images montrent le contraire ! On le voit, d’ailleurs, tous les jours dans la propagande gouvernementale : « Tous vaccinés, tous protégés. »

L’AFP est à nouveau dans la course ?

Déjà titulaire de cinq Bobards d’or – excusez du peu – en 2012, 2015, 2016, 2017 et 2020, l’AFP est à nouveau candidate. Pour avoir imaginé des heurts à Nantes entre partisans et adversaires de Zemmour pour rendre compte, en fait, d’agressions des milices d’extrême gauche antifas contre des policiers. Et aussi pour avoir inventé « une voiture folle » pour camoufler l’identité et l’idéologie d’un tueur de masse afro-américain [noir, NDLR]. Deux bobards pour un seul candidat, vous le voyez, Fabrice Fries, président-directeur général de l’AFP, a vu les choses en grand. Il est sûr de lui car il sait qu’un bobard de l’AFP, repris partout, vaut mille bobards.

Vous vous intéressez aussi aux facts checkers ?

Oui, ces journalistes « vérificateurs » qui prétendent détenir et rétablir la vérité. Leur vérité. La vérité politiquement correcte. Cela étant, en choisissant bien leur cible – les dissidents, les adversaires du gouvernement – et en tordant les faits, les fact checkers ne sont bien souvent que des fact-tchékistes ! Ils font la police de l’opinion. Amélie Rosique, de BFM TV, qui avait « vérifié » le débat Mélenchon/Zemmour, sera sur la sellette.

La présidentielle n’est jamais loin…

Non, d’autant plus que les médias veulent peser sur les résultats. Regardez la publicité de BFM TV mettant en scène ses journalistes avec ce slogan : « Ils ne sont pas candidats, mais ils peuvent vous aider à choisir »… Ben voyons !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire