« Journal d’un paria » : le prix de la désobéissance – Le nouveau livre d’Ivan Rioufol

02/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
« Journal d’un paria » (L’Artilleur) est le nouveau livre d’Ivan Rioufol qui sortira en librairie ce mercredi 2 février 2022.

Voici une petite présentation proposée par l’auteur :

Mon livre, qui sortira en librairie mercredi, contient l’ensemble de mes blocs-notes hebdomadaires des années 2020 et 2021. La chronique détaillée de la crise sanitaire y tient donc une bonne place. J’y ai ajouté, en ouverture, un essai sur mon expérience de paria de la République, à cause de mon refus d’accepter le passe sanitaire et d’obéir à l’ordre hygiéniste : il aura été imposé par un Etat inutilement brutal, au mépris des règles élémentaires de la démocratie et du respect des libertés individuelles.

Voici, ci-dessous, les premières lignes de son « Journal ».

« Sortir de là ! Vite ! Il est encore temps de s’extraire de ce monde affreux, paranoïaque, déboussolé. Il est encore temps de renouer avec la raison et d’envoyer paître ces maltraitants en blouse blanche qui disent que vous allez mourir si vous ne leur obéissez pas ! Le Système attise les peurs quand il s’agit d’alimenter une crise sanitaire, mais il les dénonce pour minimiser la crise identitaire. L’Autre est vu comme une menace quand il n’est pas vacciné contre le Covid-19, mais comme une chance quand il débarque d’autorité en se jouant des frontières. Celles-ci sont critiquables quand elles protègent un territoire de possibles invasions, mais exaltées quand elles servent d’obstacles intérieurs dans la vie des citoyens.

« Ces raisonnements cul-par-dessus-tête n’auraient pas dû, normalement, tenir plus d’une journée si des garde-fous (au sens littéral) avaient su apporter équilibre et mesure. Cependant, aucun contre-pouvoir n’est venu faire obstacle, ni au parlement ni ailleurs, à ces dirigeants ayant perdu le sens des réalités et des défis à relever. Quant au « quatrième pouvoir » médiatique, il s’illustre encore aujourd’hui par son manque d’esprit critique, son rejet instinctif des aspirations populaires, sa pente à se blottir auprès du puissant. Les Français ne peuvent compter que sur eux-mêmes s’ils veulent rompre avec cette grande mascarade intellectuelle et politique qu’est, depuis ses premiers pas, le macronisme en marche. Les plus lucides ne seraient pas la majorité, à en croire les sondages. Sans doute. Toutefois, la détermination des révoltés est une réalité permanente qui pourrait devenir contagieuse. C’est en tout cas mon souhait : une révolution française est enclenchée depuis quelques années. Elle doit être menée à son terme. Ici et maintenant.

« La société est devenue tétanisée par l’angoisse, à force d’avoir été infantilisée et maltraitée par un pouvoir réduit à la volonté d’un homme seul, grandi par le mépris qu’il porte à des adversaires couleur muraille. Car il faut bien l’admettre en préalable, pour le regretter : nombreux sont les Français qui, fatigués, ont déjà capitulé et rendu les armes. Ils réclament toujours plus de protections cotonneuses, quitte à abandonner davantage de libertés. Ils se bousculent pour dénoncer, avec les encouragements de l’Etat intrusif, ceux qui osent encore tenir tête à un pouvoir hyper-centralisé et éloigné des gens ordinaires, ayant perdu la pratique de la proportionnalité et du bon sens. Tel est le résultat de cinq ans de discours anxiogènes produits par le gouvernement.

« Certes, Emmanuel Macron n’a rien inventé de la République compassionnelle ni de l’Etat Mamma : depuis trente ans, la politique s’est lentement affaissée vers le degré zéro de la surprotection des risques liés à la vie, au point de rejeter la mort comme élément de l’existence. Le discours convenu s’est laissé envahir par la victimologie larmoyante, les épanchements du cœur, le rejet de la moindre douleur, les conseils alimentaires les plus insignifiants.

« L’Etat conteste le grand remplacement culturel en cours, mais il redouble de conseils insipides pour ne pas fumer, ne pas boire, manger cinq fruits et légumes par jour, se laver les mains, se couvrir en hiver, boire de l’eau en été. Les héros de jadis étaient prêts à donner leur vie pour défendre un idéal ; ceux d’aujourd’hui sont choisis parmi les victimes passives du destin. Octavio Paz avait prévenu : « Une civilisation qui nie la mort en vient à nier la vie ». Nous y sommes. C’est pourquoi il n’y a plus de temps à perdre : voici venue, avec l’échéance présidentielle d’avril 2022, la dernière chance de sauver notre civilisation épuisée. Il est minuit moins cinq.(…) »