Obsession victimaire – Cachez « Les Nègres » que je ne saurais voir !

En alternance avec l’intensif matraquage covidien, les médias proposent régulièrement au public des séquences de « polémiques », aussi futiles qu’hystérisées, permettant de garder le « temps de cerveau disponible » bien éloigné des véritables problèmes du temps (disparition des libertés individuelles, submersion migratoire, précarisation économique, déculturation…). Cette fois, c’est le hameau « Les Nègres », situé sur la commune de Verteuil-sur-Charente en Nouvelle-Aquitaine, qui se retrouve au cœur du brouhaha médiatique et du tumulte des réseaux sociaux, du fait, vous l’aurez compris, de sa dénomination. Celle-ci, jugée « dégradante », a choqué Karfa Sira Diallo, écrivain et élu écologiste franco-sénégalais, militant de la « mémoire de l’esclavage », qui a fait part de son émotion et de son incompréhension par l’intermédiaire d’une vidéo diffusée sur Twitter. Dans celle-ci, cet activiste noir, grand débaptiseur de rues portant des noms de « négriers » dans les ports français, explique doctement que le nom de ce lieu-dit – qui serait resté inconnu de la majorité des Français sans sa tonitruante publicité – n’est rien de moins que « le symbole de l’histoire de l’esclavage, de la traite des noirs et du racisme sur la place publique », concluant sa diatribe par cet emphatique questionnement : « Peut-on continuer à garder bêtement, sottement, des appellations dégradantes et humiliantes pour notre humanité commune? ».

Ce « happening » politique a été fort peu apprécié par le maire de Verteuil-sur-Charente qui l’a même qualifié de « grosse c… ». Comme les aînés de la commune semblent le savoir, le premier magistrat avance en effet une tout autre explication. Ce nom de « Les Nègres » proviendrait en réalité d’une origine occitane, « noir » se disant « nere ». Le maire a par ailleurs rappelé que, lors d’une concertation récente, les habitants ont choisi de conserver ce nom traditionnel.

Malgré cette mise au point, la vidéo de Karfa Sira Diallo a été largement relayée, notamment par tous les habituels donneurs de leçons « mémorielles » et autres grands déboulonneurs de statues diverses et variées, tous mus par la haine de l’histoire nationale. Au premier rang de ceux-ci, on ne sera pas surpris de retrouver l’inénarrable Rokhaya Diallo, toujours prompte à se mettre en branle lorsqu’il s’agit d’emm… la France et les Français.

Cette polémique ne pourrait être qu’anecdotique, et même un peu ridicule, si elle n’était pas révélatrice du climat inquisitorial que tente d’imposer dans notre pays une minorité agissante d’activistes « indigénistes », fourriers de l’idéologie « woke » visant à culpabiliser les Français et à criminaliser leur passé, leurs traditions et leur histoire. Combien de temps allons-nous supporter les incessantes mises en accusation de ces individus aux susceptibilités aussi innombrables qu’exacerbées sans leur poser la seule question qui s’impose : pourquoi restez-vous dans ce pays qui vous déplaît tant et vous impose un si grand nombre de « micro-agressions » (symboliques) comme s’en plaignait récemment Rama Yade ? Les frontières sont ouvertes, c’est vous qui l’avez voulu. Elles le sont dans les deux sens.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 5 janvier 2022