Boulevard Voltaire a suivi la visite surprise d’Éric Zemmour en Côte d’Ivoire

Ce 23 décembre, Éric Zemmour, accompagné de son directeur de campagne et de sa directrice de la stratégie, a effectué une visite brève mais dense à Abidjan. Sans protocole officiel ni effet d’annonce médiatique, car le terrain de cette opération n’était pas celui d’une communication publique. Il s’agissait, pour le candidat Zemmour, davantage familier des cultures maghrébines que de celles d’Afrique noire, de s’imprégner des réalités des terrains socio-politiques et économiques en Afrique francophone.

Le double objectif de sa visite était, d’une part, d’élaborer une nouvelle politique africaine volontariste et décomplexée de la France en se préparant résolument à une possible fonction présidentielle, futur chef des armées et défenseur des intérêts nationaux. D’autre part, de prendre en compte la situation concrète des Français à l’étranger (plutôt que « de l’étranger »), soit environ 2,5 millions d’électeurs contribuables.

Les deux points forts de cette tournée de campagne ont été la visite aux Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) puis une causerie informelle avec des Français de l’étranger, de 15h à 17h. L’équipe de campagne est repartie en soirée par le dernier vol Air France.

Le contexte de cette visite impromptue est révélateur à plus d’un titre du fait qu’Éric Zemmour ne laisse décidément personne indifférent.

Les jours précédant cette visite et jusqu’à son arrivée la veille au soir, les rumeurs les plus spéculatives ont vite enflé dans les rédactions de médias français à l’affut d’un scoop, avides du moindre détail spectaculaire ou insignifiant et relayant sans recul ni confirmation les informations les plus fantaisistes. Le parcours du combattant Zemmour était semé d’obstacles, prévisibles ou imprévus. Coup de pied de l’âne peu éthique, des consignes ministérielles inopinées ont tenté de gêner sa visite en annulant au dernier moment une autorisation écrite de réaliser des images sur le site des FFCI, ainsi que de circuler librement parmi les tables lors du déjeuner ponctuant une visite d’ateliers de présentation.

Avant même l’arrivée d’Éric Zemmour, une personne de la fonction publique avait tenté en vain d’alerter les autorités ivoiriennes d’un risque sécuritaire, avec de supposés troubles sociaux à l’arrivée à Abidjan. Scenario surréaliste contredit par les faits, quand on sait combien sont populaires en Afrique les valeurs d’un dirigeant fort, attaché à défendre en priorité l’identité et la culture de son peuple et les intérêts de son pays. Finalement, le parcours a pu être déminé et tout s’est bien passé.

Lors des échanges avec les militaires français, sous haute surveillance et forte pression ministérielle, le courant est très bien passé avec un homme accessible, spontané et chaleureux, attaché à replacer l’outil de défense, « l’un des derniers remparts et fer de lance de notre civilisation », à une place crédible et indépendante pour préserver notre souveraineté nationale. Avec la profondeur historique qu’on lui connaît, il a rappelé que c’est la première fois depuis la guerre de Cent ans (il y a six cents ans) que la France n’est plus autonome pour équiper et armer ses troupes. La spontanéité des échanges a été inversement proportionnelle au grade de ses interlocuteurs et Éric Zemmour a pu constater que les légionnaires et les parachutistes de tous grades qui constituent actuellement le pilier opérationnel des FFCI, y compris non naturalisés, sont prêts à intervenir dans tous les scenarii sans état d’âme ni exception pour défendre la France.

Détail affligeant, il a ainsi appris, navré, que les procédures de naturalisation de légionnaires étrangers blessés en mission pour la France, sont plus incertaines et longues que celles accordées sans condition à des immigrés clandestins indifférents voire hostiles à la France.

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