Des millions de migrants échapperont-ils à l’obligation vaccinale ?

Les labos pharmaceutiques ont-ils si peu confiance en l’innocuité de leurs vaccins anti-Covid qu’ils refusent d’en fournir à des millions de migrants par crainte des risques juridiques liés à leurs possibles effets secondaires ?

C’est en tout cas ce que laisse penser l’agence de presse Reuters en se basant sur diverses déclarations de responsables de programmes humanitaires et des documents internes de Gavi, l’organisation caritative qui gère le programme de vaccination pour les populations déplacées.

En effet, selon les Nations unies, plusieurs fabricants de vaccins Covid-19 ont exigé que les pays leur assurent des « décharges de responsabilité » voire des « indemnisations » en cas d’« événement indésirable » subi par des personnes à la suite de l’administration de ces vaccins. Mais là où les populations ne dépendent d’aucun gouvernement, cela n’est pas possible. C’est notamment le cas pour les personnes déplacées par les crises au Myanmar (Birmanie), en Afghanistan et en Ethiopie, qui se retrouvent hors de portée des programmes de vaccination des gouvernements nationaux.

Ainsi, Gavi, l’alliance pour les vaccins créée en 2000 pour promouvoir la vaccination dans le monde, explique que lorsque les demandeurs de doses, principalement des ONG, ne peuvent pas supporter les risques juridiques, les fabricants refusent le plus souvent de les livrer.

De sérieuses inquiétudes

Ce refus des fabricants d’assurer leurs responsabilités juridiques laisse évidemment planer de sérieuses inquiétudes quant à de possibles conséquences néfastes, à moyen ou long terme, des campagnes de vaccination massives en cours. Et ce alors même que les personnes s’interrogeant sur cette question en Occident sont immédiatement traitées de « complotistes » ou d’« illuminés ».

Interpellés sur cette épineuse question, Moderna a pour le moment refusé de commenter tandis qu’AstraZeneca et Pfizer ont affirmé être en pourparlers avec Gavi mais ont refusé de faire d’autres déclarations.

A l’inverse, trois fabricants de médicaments chinois ont accepté d’assumer les risques juridiques lorsque leurs vaccins sont distribués à des populations migrantes dans des « zones tampons » non rattachées à une entité nationale : SinoVac Biotech Ltd (SVA.O), Sinopharm Group Co. Ltd (1099.HK) et Clover Biopharmaceuticals Co.

La très grande prudence des laboratoires pharmaceutiques tranche évidemment de façon spectaculaire avec la confiance quasi religieuse affichée par nos dirigeants quant à l’efficacité et l’innocuité de ces vaccins expérimentaux réalisés à la hâte et qu’ils veulent rendre obligatoires pour tous. Sous nos latitudes, le principe de précaution semble n’être plus qu’un lointain souvenir du regretté « monde d’avant ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2021