Le nom du père… n’est plus un repère

Le modèle familial européen sera abattu jusque dans ses fondations ! La dernière décision de la CEDH et son traitement médiatique ne laissent pas de place au doute et les générations à venir pourraient bien ne plus avoir ni père ni repère…

La décision prise le 26 octobre par la Cour européenne des droits de l’homme va faire des dégâts. Amenée à se prononcer sur une affaire survenue en Espagne, la CEDH a jugé que « l’impossibilité de déroger à la règle voulant que le nom du père soit attribué en premier en cas de désaccord des parents est excessivement rigide et discriminatoire envers les femmes ».

L’affaire en question trouve ses origines en 2005, à Palma de Majorque. Une femme donnait naissance à une petite fille après s’être séparée de son conjoint au cours de la grossesse car celui-ci faisait pression pour qu’elle avorte. A la naissance, l’enfant reçut les deux noms de la mère, mais, en 2006, le père fit valoir ses droits et son patronyme fut ajouté. Pire encore aux yeux de la mère, le nom de son ancien compagnon précédait le sien.

C’est donc pour protester contre cette décision que cette jeune mère fit appel à la CEDH.

L’instance européenne a tranché en sa faveur et a donc puni l’Espagne pour « violation de la Convention européenne des droits de l’homme », condamnant cette dernière à verser 10 000 euros à la plaignante pour « dommage moral ».

Une histoire récupérée

La plaignante avait a priori de bonnes raisons de saisir la justice, et l’on ne peut qu’admirer sa volonté initiale de garder un enfant malgré la demande d’interruption de grossesse de la part du père. Son histoire a cependant été récupérée et manipulée par les ennemis du modèle familial traditionnel, au sein de la CEDH mais également dans la sphère politico-médiatique habituée à se servir de drames humains pour faire sa propagande. L’on se souvient notamment de la récupération malsaine de la mort du petit Alan Kurdi.

Au regard du communiqué de la CEDH, qui salue le fait que « l’évolution de l’Espagne depuis les années 50 a permis entre autres d’abandonner le concept patriarcal de famille prédominant par le passé et d’adopter de nombreuses mesures visant l’égalité entre les hommes et les femmes », il est aisé de lire entre les lignes et d’imaginer que, demain, c’est l’attribution du nom du père à ses enfants qui sera remise en cause, jugée inégalitaire et discriminatoire.

D’ailleurs, alors que l’information n’a pas de lien avec l’affaire très spécifique survenue en Espagne, LCI (groupe TF1) a rappelé que le député LREM de l’Hérault Patrick Vignal œuvrait pour que les enfants de divorcés puissent utiliser le nom de leurs deux parents, le collectif dont il est membre déplorant aussi que quatre enfants sur cinq portent aujourd’hui le nom de leur père.

Au lieu de s’inquiéter du sort des innombrables enfants européens élevés par un seul parent, la CEDH, les médias et les élus vont provoquer la destruction de familles en alimentant la jalousie des uns et l’orgueil des autres, le tout pour appliquer une forme de langage inclusif à la cellule familiale. L’enfant, qui est décidément le cadet des soucis des institutions, perdra, lui, les derniers repères identitaires qu’il avait. Après la destruction de sa culture, de sa religion, de sa nation et de sa famille, il perdra le nom de ses aïeux et ne saura plus d’où il vient. Il ne se distinguera pas de ses camarades de classe élevés par deux femmes ou nés par GPA…

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 28 octobre 2021