« Allah akbar ! » : à Valence, c’est l’hommage à Samuel Paty

Voici l’une des 98 « incivilités » relevées vendredi dernier, lors de l’hommage au professeur décapité. Cela s’est passé au collège Jean-Zay de Valence. Un garçon a hurlé « Allah akbar » pendant l’hommage, le cri du tueur de Paty. L’affaire n’a été connue que ce mardi, quand le papa du collégien islamiste est venu réitérer son soutien au fiston, en en rajoutant une couche.

Il y a énormément de collèges Jean-Zay en France, bien plus qu’il n’y aura jamais de collèges Samuel Paty, car c’est beaucoup moins risqué. Nous ne sommes plus en 1944, et l’occupant n’est plus le boche…

Vendredi, la cérémonie à la mémoire du collègue assassiné se déroulait dans l’enceinte de l’établissement Jean-Zay quand l’un des élèves, âgé de 11 ans, et élève de 5e, a crié : « Allah akbar ! », dans sa classe, pendant la minute de silence. C’est le genre de « chahut » dont se serait volontiers passé le collège, dans la mesure où c’est au cri d’« Allah akbar » que le professeur d’histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine avait été poignardé, puis consciencieusement décapité. C’est ce même cri qui retentit lors de la plupart des agressions islamistes.

L’élève a été sanctionné d’un avertissement et a proposé de s’excuser. Mais le père, Hamid A., (le nom de famille n’est pas donné, pour ne pas lui nuire), 43 ans, agent de sécurité (ça ne s’invente pas), ne l’entendait pas de cette oreille.

Prévenu par téléphone, il se présente au collège l’après-midi même, et prend très vite le parti de son fils en termes véhéments, le félicitant pour son initiative. De plus en plus agressif au fil de la discussion avec les autorités du collège, il finit par les menacer de mort, puis s’en va.

Le lundi matin, le père est de retour devant le collège. Il force l’entrée, en profitant de l’ouverture du portail, répète ses menaces de mort, et annonce qu’il va incendier le collège.

La police est alors prévenue, et elle interpelle l’individu (ce que Poutou appellerait une violence policière). Au domicile du brave Hamid, on trouvera notamment un sabre, une canne épée, de la littérature salafiste, et une somme en liquide de 11 500 euros. Le relevé de perquisition parle aussi d’une Bible. Sans doute s’agit-il d’un Coran. L’individu est connu des services de police, mais pour des faits plus anciens.

Mardi l’homme était toujours en garde à vue. D’autant que, pendant ladite garde à vue, il aurait réitéré ses propos. Une expertise psychiatrique est en cours. Si elle se révélait positive, comme souvent, cela permettrait de classer le dossier sans stigmatiser l’importante communauté d’origine maghrébine.

Un inquiétant agent de sécurité

Le site Fdesouche avait été l’un des premiers à révéler cette affaire, évoquée dans la presse depuis mardi seulement. Les internautes s’en donnent à cœur joie depuis lors à propos de ce père spécialement irascible et soucieux de la bonne éducation de son fils.

Il y a d’abord le fait que l’individu exerce le métier d’agent de sécurité, ce qui soulève l’inquiétude des internautes. Il y a ensuite la piste psychiatrique, immédiatement empruntée par les enquêteurs, qui suscite l’ironie, tant cette approche est éculée dès que l’on parle de menaces ou de violences islamistes.

De nombreux internautes préconisent…le retour au pays immédiat. Mais le procureur a tenu à préciser que l’individu est français. Il n’est pas compté parmi les cinq millions d’étrangers officiellement recensés en France, ni parmi le million (valeur plancher) de clandestins squattant la France.

Mais il y a des internautes, aussi, pour s’indigner qu’on puisse sanctionner une simple formule arabe, qui signifie : « Dieu est le plus grand ». Ces internautes ajoutent que les chrétiens ont des expressions équivalentes. Certes, mais le contexte n’est pas neutre…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2021