Meurtre de Samuel Paty – Un an après, l’enquête se poursuit l’enquête se poursuit

Douze mois se sont écoulés depuis l’assassinat particulièrement sauvage de Samuel Paty, perpétré par le fanatique musulman Abdoullakh Anzorov, mais l’enquête de police n’est toujours pas achevée malgré la mort de ce dernier, abattu par la police quelques heures après son crime. Il s’agit en effet désormais pour les enquêteurs de déterminer les diverses responsabilités qui ont conduit à cette véritable « exécution » survenue dans un contexte d’islamisation radicale de certains quartiers, aboutissant à une forme de « sécessionnisme » vis-à-vis de la République française.

Qui savait ? Et qui savait quoi ? Qui a transmis des informations à l’assassin ? Qui a participé à la mise en accusation du professeur coupable d’avoir voulu évoquer la liberté d’expression et la laïcité en s’appuyant sur les trop fameuses « caricatures de Mahomet » ? Voilà ce que les juges antiterroristes doivent établir le plus précisément possible. A l’heure actuelle, ce ne sont pas moins de quinze personnes qui sont mises en examen dans cette affaire tragiquement révélatrice de la pression islamiste qui s’exerce chaque jour davantage dans un nombre toujours croissant de cités jadis françaises.

Rappelons que l’engrenage fatal a été déclenché par une collégienne qui a rapporté à ses parents que Samuel Paty avait montré des caricatures du prophète et a prétendu que celui-ci avait demandé aux collégiens musulmans de se signaler. C’est alors que le père de la jeune fille, Brahim Chnina, a lancé une violente campagne de dénigrement du professeur sur les réseaux sociaux avec notamment l’aide d’un militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui. Une plainte a même été déposée contre l’enseignant pour « diffusion d’image pornographique », rien de moins… Une démarche qu’on imaginerait davantage se déroulant à Kaboul qu’en région parisienne.

C’est alerté par cette campagne qu’Abdoullakh Anzorov, migrant tchétchène de 18 ans, découvre « l’affaire » et décide de « punir » le mécréant. Pour se faire, il rencontre des élèves qui, contre de l’argent, lui permettent d’identifier le professeur de 47 ans, qu’il tue sauvagement avant d’être abattu. Les collégiens, âgés de 13 à 15 ans au moment des faits, ont été mis en examen pour complicité d’assassinat terroriste et placés sous contrôle judiciaire.

Dans un message audio enregistré en russe, le barbare a pour sa part revendiqué son geste en se félicitant d’avoir « vengé le prophète ».

Malgré ces faits terribles et la révélation des nombreuses complicités composant un environnement gravement délétère, les grandes consciences continuent d’affirmer que l’islam est compatible avec les « valeurs de la République » et qu’il n’a rien à voir avec l’islamisme. Une fois encore, cela ne saute pas vraiment aux yeux…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2021