La Hongrie interdit la propagande LGBT à destination des mineurs

« Interdire de “promouvoir” l’homosexualité, comme si c’était une maladie, une menace, une idéologie… C’est dans l’UE aujourd’hui. Cette stigmatisation est une discrimination contraire aux valeurs qui nous lient, inscrites dans nos traités. » Voilà ce qu’écrivait à propos de la Hongrie le 15 juin, sur son compte Twitter officiel, Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du gouvernement Castex qui, en décembre dernier dans un entretien pour Têtu, avait dévoilé son homosexualité en annonçant son intention de s’engager dans la bataille pour les « droits LGBT » au niveau européen.

Je lui ai demandé le 16 juin, toujours sur Twitter : « L’homosexualité et sa promotion auprès des mineurs sont une valeur inscrite dans les traités européens ? Pouvez-vous nous dire à quel paragraphe, @Cbeaune ? » J’attends toujours sa réponse. D’autres journalistes, tel Patrick Edery du site Tysol.fr, lui ont posé la même question, mais, du côté de notre diffuseur gouvernemental patenté de « fake news », c’est silence radio.

Ce que critiquait de cette manière le secrétaire d’Etat français, en le faisant au nom de la France puisqu’il utilise son compte officiel, c’est la loi votée cette semaine au parlement hongrois pour lutter contre la pédophilie et pour protéger les enfants tout en préservant les droits des parents à décider de leur éducation. La promotion des modes de vie LGBT et des pratiques de « changement de sexe » sera désormais interdite dans les écoles hongroises et sur les supports à destination des mineurs, et les ONG qui voudront informer les mineurs sur ces sujets devront avoir fait l’objet d’un enregistrement préalable auprès des autorités.

En décembre, l’Assemblée nationale hongroise adoptait déjà un amendement à sa constitution pour protéger le droit des enfants à être identifiés à leur sexe biologique. Autrement dit, il n’est pas possible en Hongrie d’identifier un mineur sur ses papiers ou à l’état civil autrement que par son véritable sexe.

« Lorsqu’il s’agit de protéger nos enfants, il n’y a aucun doute : Nous avons une tolérance zéro pour les pédophiles et nous insistons également sur le fait que l’éducation des enfants en matière d’orientation sexuelle doit être protégée en tant que droit exclusif des parents », écrivait le 16 juin Zoltán Kovács, le porte-parole à l’international du gouvernement hongrois, en réponse aux critiques fusant des capitales européennes.

« Cette loi est contraire à tout ce que nous considérons comme nos valeurs européennes communes », avait ainsi assuré le ministre allemand des Affaires européennes, Michael Roth (SPD), qui est lui-même « marié » à un autre homme.

Face aux menaces de sanctions financières exprimées notamment par Helena Dalli, commissaire européenne à l’Egalité et travailliste maltaise connue pour son combat en faveur des revendications du lobby LGBT et de l’imposition de l’idéologie du genre, y compris dans son propre pays, le premier ministre hongrois Viktor Orbán a sagement fait remarquer dans un entretien publié le 18 juin par l’hebdomadaire croate Glas Koncila : « Nous payons un prix élevé pour la défense du modèle familial chrétien et pour le fait qu’ici, il n’y a pas de place pour la folie LGBT […]. Si nous ne payions pas ce prix et ne défendions pas nos intérêts, nous aurions peut-être une vie plus confortable, mais au final nous perdrions beaucoup plus. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 juin 2021