“Trop d’immigration, trop de violence”, les militants du Rassemblement National disent leur “ras-le-bol”

“Trop d’immigration, trop de violence”: Lucien Félicité, militant de longue date au Rassemblement national, est venu samedi en Seine-et-Marne applaudir la tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France, Jordan Bardella, qui a dénoncé avec force l’insécurité et la “barbarie” grandissantes à ses yeux.

Il s’agissait de l’unique grand meeting du parti d’extrême droite en France, contraint par la crise sanitaire ainsi que des finances dans le rouge, pour les élections régionales et départementales des 20 et 27 juin prochains.

Candidat aux départementales à Vigneux-sur-Seine (Essonne), en binôme avec l’ancienne suppléante de Nicolas Dupont-Aignan, Lisa Haddad, Lucien Félicité n’en peut plus des rodéos urbains dans sa ville, où “tous les voilés ont voté” pour le maire l’an dernier parce qu’il “va agrandir la mosquée”, avance-t-il.

“On espère que ça va changer. Il y a trop d’immigration, trop de violence, ça n’existait pas comme ça avant”, ajoute ce militant au RN depuis 32 ans, technicien à la mairie de Paris.

Sa fille a déchiré son affiche près de l’école en disant “on se tape la honte”. “Mais pourquoi je serais facho ?”, demande-t-il en précisant qu’il vient de la Réunion.

“Il n’y a plus de mélanges, que des clans, des communautés”, dit M. Félicité, qui trouve que le polémiste Eric Zemmour “a raison: c’est le grand remplacement dans le RER, on ne va plus être français”.

Il trouverait “logique” que les jeunes “dans les cités, qui brûlent le drapeau, retournent dans leur pays”. “Il y en a ras-le-bol”, abonde sa voisine Suzanne.

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