Grand remplacement

Pierre, où es-tu ?, par Anne Isabeth

Emmanuel Macron était venu parler sécurité à Montpellier (voir l’article de Francis Bergeron), lundi 19 avril, et voilà qu’on lui met sur la table le sujet de la mixité. Honni soit qui mal y pense s’il y voit un lien de cause à effet… Dans les sous-sols d’une résidence d’un quartier pauvre de La Mosson, une femme voilée, conseillère de quartier, s’est plainte du manque de mixité. « Les gens ne mettent plus leurs enfants dans notre quartier, ce qui est vraiment dommage. Mon fils m’a demandé si le prénom Pierre existait vraiment ou si ça n’était que dans les livres. […] Cela m’a vraiment choquée. Il faut davantage de mixité dans ce quartier. » La mixité, c’est bien, c’est beau sur le papier des politiques mais, quand il s’agit de l’appliquer et de la vivre au quotidien, il y a comme un os.

Le terme en lui-même est un problème. Nul besoin de parler de mixité lorsqu’un pays sait assimiler les étrangers venus vivre sur son sol, leur faire aimer son histoire, ses paysages, sa culture. La mixité, c’est ce conglomérat d’individus que rien ne relie entre eux, encore moins cet amour du pays dans lequel ils vivent. Ici, dans ce quartier comme dans d’autres territoires de France qui ont radicalement changé de visage, le grand remplacement a fait son œuvre. Ici, ce n’est pas une lubie, ou une théorie d’extrême droite, il se vit. La France d’avant en a disparu pour laisser la place à une génération qui n’a souvent de français que la carte d’identité. Parfois la langue. Certainement pas les mœurs et les coutumes. Comme la loi du plus fort est toujours la meilleure, les Français dits de souche ont laissé la place.

Pierre a été tué

Et, apparemment, que tous les enfants d’immigrés se retrouvent ensemble dans les établissements scolaires n’est pas pour plaire à leurs parents. De fait, c’est dans ces quartiers difficiles que le niveau scolaire a le plus dégringolé. La faute à une mauvaise maîtrise du français, à l’absentéisme aussi, au manque d’assimilation. Bruno Riondel, docteur en histoire et enseignant en lycée, faisait déjà ce constat amer, en 2015, dans son livre Considérations inconvenantes : « Il y a trente ans, les musulmans s’intégraient parfaitement au sein de la société française. Je peux vous dire qu’ils faisaient partie des parents d’élèves qui étaient les plus carrés. Aujourd’hui, avec la massification de la communauté musulmane, ils ne cherchent plus à s’intégrer. […] En se densifiant, la communauté musulmane retrouve sa nature réelle : elle aspire à une théocratie et à l’application de la charia », confiait-il à Présent en 2015. Ils portent avec eux leur vision du monde, leur culture, leurs mœurs, encouragés par la soumission de nos politiques et cette autoflagellation permanente de nos gouvernants qui n’en feraient jamais assez pour eux.

Pourquoi n’y a-t-il pas de mixité dans ces quartiers ? Parce que les parents ont peur d’y mettre leurs enfants. Peur d’y habiter. Où est Pierre ? Dans le meilleur des cas, Pierre est allé se retirer dans un autre quartier, moins dangereux. Dans le pire, il a voulu rester chez lui et en est mort, comme ce Pierre de 68 ans, vivant à Floirac, en Gironde, et roué de coups à mort par une bande de cinq « jeunes » qui ont trouvé déplacée une de ses réflexions. A Villeneuve-d’Ascq, il s’appelait Christophe et a été égorgé en bas de son immeuble. Une voisine a raconté à la presse que la situation devenait insupportable dans le quartier et qu’il n’en pouvait plus de ces dealers opérant partout, même dans les couloirs. Alors, effectivement, la mixité, ça ne fait pas rêver.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 20 avril 2021