Projet d’attentat islamiste déjoué à Béziers

A en croire les enquêteurs de la DGSI, « on a rarement déclenché une opération de façon aussi urgente », tant « l’action semblait imminente ». Intervenant sur ordre du parquet national antiterroriste dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « association de malfaiteurs terroriste », les hommes de la DGSI, épaulés par le RAID, ont en effet interpellé dans la nuit de samedi à dimanche dernier, dans le quartier ethnique de La Devèze à Béziers, cinq femmes d’une même famille qui projetaient un attentat contre les fidèles d’une église de Montpellier ou de Béziers à l’occasion des célébrations de Pâques.

Déterminée à passer à l’acte

Au nombre des suspectes arrêtées, une jeune femme de 18 ans, notamment, qui avait attiré en fin de semaine dernière l’attention du renseignement antiterroriste par son activité sur les réseaux sociaux, où elle avait évoqué l’idée de commettre un attentat contre une église, à Béziers ou à Montpellier, vraisemblablement lors du lundi de Pâques. Selon les enquêteurs, elle aurait même clairement manifesté, lors de son arrestation, sa « détermination à passer à l’acte ». Quant aux quatre autres femmes interpellées, il s’agit de la mère et des trois sœurs de la précédente. Arrêtées dans un premier temps parce qu’elles se trouvaient sur les lieux au moment de l’intervention du RAID, elles ont, finalement, elles aussi, été transférées dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret pour y être auditionnées, en raison notamment de l’arsenal découvert dans leur appartement, à l’exception de la plus jeune, âgée de 14 ans, dont la garde à vue, réalisée au commissariat de Montpellier, a été levée lundi soir, sans poursuite à ce stade.

Le rôle majeur des femmes dans le djihad

Il faut dire que, lors de leur perquisition au domicile de ces femmes qui, selon plusieurs témoins, sont « connues pour être radicalisées » et « pour avoir visionné des vidéos de l’Etat islamique », les policiers ont mis la main sur un impressionnant arsenal de guerre : des bouteilles entourées de papier aluminium contenant des billes de métal, des produits nécessaires à la fabrication d’explosifs de type TATP déjà mélangés, des mécanismes de déclenchement à distance, un sabre, un couteau en céramique, ou encore une réplique d’arme de poing. Le tout accompagné d’affiches et autre matériel de propagande islamiste, ainsi que d’une abondante documentation sur l’art et la manière de fabriquer des explosifs artisanaux…

Bref, à l’heure où les élus islamo-gauchistes et les habituelles associations dites « humanitaires », largement relayés par les grands médias complaisants, tentent lamentablement de nous faire pleurer sur le sort des djihadistes « françaises » actuellement détenues en Irak dans le but d’obtenir leur rapatriement sur notre sol, voilà une affaire qui vient rappeler à tous ceux qui semblent l’avoir oublié que, loin d’être des « victimes » de l’islamo-terrorisme, les femmes jouent au contraire un rôle majeur dans le djihad.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 avril 2021