Klaus Kinzler

Face au terrorisme intellectuel de l’islamo-gauchisme – Il faut soutenir les nouveaux profs-courage !, par Ivan Rioufol

Serait-ce le retour des Hussards Noirs, surnom donné par Charles Péguy aux instituteurs de la IIIe République ? Une hirondelle ne fait pas le printemps. Toutefois, avoir entendu, mardi matin chez Pascal Praud (CNews), Klaus Kinzler appeler à « ouvrir sa gueule » contre la lâcheté du monde universitaire a été une bouffée d’air frais. Après Didier Lemaire, ce professeur de philosophie qui a dénoncé l’islamisation de Trappes, voici donc un professeur d’allemand de l’IEP de Sciences Po de Grenoble qui, avec un même courage, a décidé de résister au terrorisme intellectuel de l’islamo-gauchisme. « Je suis un citoyen, mais aussi un guerrier », a prévenu Kinzler. « Je ne me laisserai pas marcher sur les pieds ».

Dans son collimateur : la lâcheté des enseignants chercheurs de son Institut. Ils ont cautionné un procès en « islamophobie », ouvert contre lui et un autre collègue par l’UNEF locale et l’Union syndicale Sciences Po Grenoble. Le 4 mars, des banderoles avaient été collées sur les murs de l’établissement : « Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue ». Suivaient les noms des deux prétendus coupables. Il leur était reproché d’avoir contesté l’amalgame entre antisémitisme, racisme et islamophobie, ce dernier terme étant instrumentalisé pour rétablir le délit de blasphème. Rappel : c’est parce qu’il a été qualifié d’islamophobe que le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été décapité il y a cinq mois par un fanatique. C’est pour cette même raison que la rédaction de Charlie Hebdo a été décimée le 7 janvier 2015…

La « libération de la parole » ira-t-elle jusqu’à dénoncer de l’intérieur l’enfermement intellectuel qui a gagné, ici et là, l’enseignement supérieur ? L’accusation de Kinzler confirme les dégâts du militantisme « antiraciste » dans le monde scientifique. Cette propagande a déteint sur de nombreux étudiants. Mardi, certains à l’IEP récitaient encore, en inversant les situations : « L’islamophobie, c’est la mort et la terreur (…) Ce sont les mosquées qui sont attaquées comme les femmes voilées poignardées. C’est la peur, tous les jours, que cela arrive ». Ce mercredi, sur Europe 1, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, a lancé comme un vœu pieux : « Il ne faut pas de pensée unique dans l’Université ». En fait, l’enseignement supérieur paie des décennies de cooptations entre pairs, qui ont exclu les esprits non conformes.

Aujourd’hui, ce sont quelques rares profs de gauche qui haussent le ton et commencent à se faire entendre. Quand, en 2003, votre serviteur avait pris, dans Le Figaro, la défense de Louis Chagnon, prof d’histoire-géo accusé d’avoir rappelé l’exécution d’une tribu juive par Mahomet, le silence avait été assourdissant. En septembre 2012, Le Nouvel Observateur en était toujours aux méthodes staliniennes encore en vigueur à Sciences Po Grenoble, en dressant en une la listes des « néo-fachos et de leurs amis », coupables d’alerter sur l’islamisation de la France. Cette gauche-là est-elle prête à réparer ses erreurs ? Elle a beaucoup à se faire pardonner…

Ivan Rioufol

Texte daté du 8 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol