Face à l’ensauvagement de la société, l’exécutif fait de nouveau pschitt

Il y aurait eu 357 rixes entre « bandes de jeunes » en 2020, selon le ministère de l’Intérieur. Le 26 février 2021, à Bondy, en Seine-Saint-Denis, un adolescent de 15 ans a été abattu. Peu auparavant, deux adolescents de 14 ans étaient morts poignardés dans l’Essonne. Des faits divers parmi des centaines. Des « jeunes » de 13 ou 14 ans, dans le collège, la rue ou le « quartier », armés, hors de tout contrôle familial, issus de l’immigration, parlant souvent un sabir mélangeant mauvais arabe et français de pacotille, un regard de travers ou bien le souvenir d’un mot peu amène sur un réseau social et voilà la rixe qui commence. Elle n’a aucune raison d’être mais elle tue. On parle de « bandes de jeunes » pour éviter de parler de la réalité : ce sont des « bandes ethniques ».

Que préconise le gouvernement ? Réunis lundi 1er mars, Darmanin, Blanquer et Dupond-Moretti ont donné pour instruction aux préfets de « réactiver » le plan de lutte contre les bandes. Il avait donc été « désactivé » ? Le ministre de l’Intérieur veut que les préfets lui fournissent un « diagnostic » par département, pour cerner l’origine du phénomène, sa cartographie, l’historique des affrontements, l’âge des individus, le degré de diffusion des armes et les modes d’utilisation des réseaux sociaux. Il veut un plan de « repérage, d’accompagnement, d’information préventive et de sensibilisation ». Les mesures supposées concrètes ? Recourir à des groupes locaux de traitement de la délinquance, unissant la police, la mairie, les services éducatifs et de justice. Ils devront surveiller les réseaux sociaux, utilisés par les « jeunes » afin de se donner rendez-vous en vue de se battre. La sécurité aux abords des écoles, le suivi de l’absentéisme scolaire et la médiation des quartiers seraient « renforcés ». Des mots creux. Pire, Darmanin déclarait : « On a été surpris par ce qui s’est passé dans l’Essonne. » Ah bon ?

L’ensauvagement de la société est dénoncé de longue date par la droite authentique, les nationaux, les patriotes ou les souverainistes, ce que le pouvoir en place nomme l’« extrême droite ». La source réelle, concrète, délinquante, criminelle et meurtrière de cette violence est connue de chacun : c’est l’immigration et l’idéologie multiculturelle, associées au refus de toute forme d’autorité. Ce sont ces « jeunes » issus de l’immigration qui s’organisent en bandes, multipliant les rixes, blessés et morts. Ils fonctionnent par génération, les « 04 », « 02 », « 05 », selon les années de naissance, se connaissent depuis l’école, sont allés au collège ensemble, ont toujours fonctionné en hordes. Les collèges connaissent ces « jeunes » qui ne font rien sur un plan scolaire, terrorisent, dégradent, insultent, détruisent le système éducatif de l’intérieur. Ils sont ensauvagés de par leur culture d’origine. Là est le grand non-dit de notre époque au sujet de ces « jeunes », comme à propos de l’immigration. Darmanin ferait mieux de lire Présent, il aurait moins de mauvaises surprises.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 2 mars 2021