Meurtres en mode mineur – Le mutisme total des associations

Alors que les rixes et autres règlements de comptes tribaux font chaque semaine un peu plus de victimes dans notre pays, on ne peut que s’étonner devant l’incroyable mutisme observé face à cette situation par la foule des associations et autres grands défenseurs des banlieues ethniques pourtant si prompts à monter au créneau dès lors qu’il s’agit de dénoncer les interventions de la police dans ces zones de non-France.

Il y a quelques jours, Présent s’inquiétait encore de cette multiplication des affrontements entre bandes ethniques rivales sur notre sol et de l’absence de volonté de l’Etat de mettre enfin un terme à cette escalade (voir notre édition datée du 24 février). Une escalade que celui-ci avait d’ailleurs pris pour habitude de nier systématiquement, en brandissant comme toujours ses statistiques truquées, jusqu’à ce que l’actualité le rattrape et nous donne (hélas !) raison. En moins d’une semaine, en effet, ces incessantes rixes tribales allaient faire pas moins de trois nouveaux morts !

D’abord à Saint-Chéron, où une adolescente de 14 ans a été tuée lundi dernier d’un coup de couteau par un mineur de 15 ans lors d’un raid punitif organisé par les voyous ethniques d’une cité de Dourdan contre ceux de la cité locale. Le lendemain, à Boussy-Saint-Antoine, où un garçon de 14 ans a également été tué d’un coup de couteau au ventre, et un autre de 13 ans grièvement blessé à la gorge, lors d’une rixe opposant « environ une trentaine de jeunes » venus de cités ethniques d’Epinay-sous-Sénart et de Quincy-sous-Sénart. Et enfin, trois jours plus tard, à Bondy, où Aymen, un mineur de 15 ans qui se trouvait avec son père Ahmed Kaid à la maison de quartier Nelson-Mandela (tout un symbole…), a été tué d’un coup de pistolet par le grand frère d’un mineur de 17 ans avec lequel il avait depuis plusieurs mois « un différend ».

Des criminels conscients de leur impunité

Notons que, dans ces trois affaires, la police, dont il est de bon ton aujourd’hui de critiquer l’action, n’a pas tardé à mettre la main sur les coupables et leurs complices. Interpellés le jour même du meurtre de la collégienne de Saint-Chéron, six adolescents, âgés de 13 à 16 ans, ont ainsi été mis en examen jeudi, dont celui qui a porté le coup de couteau mortel à la victime. Placé en détention provisoire après avoir avoué, il est déjà connu de la justice pour deux infractions dont la nature n’a pas été dévoilée.

Le jour même, au tribunal d’Evry, sept autres mineurs majoritairement « originaires » des quartiers ethniques des Cinéastes à Epinay-sous-Sénart et du Vieillet à Quincy-sous-Sénart étaient présentés à un juge d’instruction dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du « jeune » poignardé à Boussy-Saint-Antoine, dont l’auteur du coup de couteau, âgé de 15 ans. Placé en détention provisoire après avoir reconnu les faits, il est lui aussi déjà connu des services de police pour port d’arme illégal.

Quant aux deux frères responsables du meurtre d’Ayman à Bondy, « identifiés par des témoins », ils se sont présentés d’eux-mêmes à la police samedi matin et ont immédiatement été placés en garde à vue. Une présentation et des aveux « spontanés » aux enquêteurs d’autant moins difficiles pour ces individus qu’ils sont parfaitement conscients de leur impunité et savent très bien que, le laxisme judiciaire ambiant aidant, ils ne tarderont pas à recouvrer leur liberté…

Quoi qu’il en soit, ce qui nous aura peut-être le plus marqués dans ces récentes affaires de rixes entre bandes rivales, c’est le silence assourdissant mais ô combien révélateur observé par toutes ces associations de quartiers et autres représentants autoproclamés des cités de non-France, qui sont pourtant d’habitude les premiers à se bousculer et à hurler devant les caméras lorsqu’il s’agit de dénoncer une prétendue « bavure » policière. Signe, une fois de plus, que si les règlements de comptes et autres mœurs tribales des bandes ethniques sont acceptables voire légitimes pour cette population d’importation, les tentatives de la police de faire respecter les lois françaises dans ces territoires occupés sont quant à elles totalement inadmissibles, parce que considérées comme intrusion étrangère.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er mars 2021