Manifestation du collectif Némésis contre l’islamisation, par Paul Vermeulen

Dimanche 31 janvier 2021, à 8 heures, les féministes identitaires du collectif Némésis étaient rassemblées place du Trocadéro, sur le parvis des Libertés. Elles sont venues protester contre l’islamisation de notre pays. Elles étaient une trentaine. Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux les montrent volontairement et intégralement voilées. Glaçant. Le collectif féministe a de plus affiché cette banderole : « Les Françaises dans 50 ans ? ».

Elles ont donc pour l’occasion revêtue chacune le voile intégral, le niqab, et dénoncé le « World Hijab Day », inadmissible jour international de « solidarité » avec des musulmanes « victimes » d’une « oppression » en Europe. Un retournement du réel qui laisse pantois : il existe une journée mondiale de promotion du voile islamique et de défense des femmes voilées, femmes qui seraient discriminées dans les civilisations occidentales chrétiennes, mais pas de journée mondiale de défense des femmes musulmanes voilées par obligation, la majeure partie d’entre elles, malgré la fantasmagorie du féminisme libéral-libertaire contemporain, ne choisissant pas d’être ainsi dégradées.

Le voile est précisément ce à quoi l’Occident et le féminisme devraient s’opposer sans concession : le marqueur de l’oppression subie par les femmes ; regarder leur situation d’infériorité humaine dans les pays musulmans ou avoir à l’esprit le calvaire vécu par nombre de ces femmes dans l’Etat islamique devrait suffire. Sans compter leur mise sous tutelle familiale et sociale. Les libéraux libertaires aux prétentions « humanistes » mettent sous le tapis ce fameux patriarcat, plus guère en vigueur dans les familles françaises, mais dominant dans la communauté musulmane, communauté qui porte aussi en son sein, sujets tabous, les plus forts taux de violences familiales faites aux femmes comme de délinquance chez les « jeunes ». Joint par téléphone dimanche soir, un capitaine de police désireux de conserver l’anonymat nous expliquait la corrélation entre les différents phénomènes. Par exemple, les violences faites aux femmes musulmanes dans le contexte familial et l’obligation de porter le voile, tout comme l’interdit qui leur est fait par les hommes de se vêtir de certaines tenues, la jupe par exemple, ne proviennent pas seulement des pères de famille mais aussi des adolescents et jeunes adultes de sexe masculin. « Il est fréquent que les filles soient sous le contrôle de leurs frères, on le sait tous. On sait moins que les mères subissent le même genre de contraintes », confirmait le capitaine de police interrogé. Bien sûr, l’action du collectif Némésis sera officiellement blâmée par la police médiatique, culturelle et politique de la pensée.

La principale responsable de Némésis, Alice, a été interpellée par les forces de l’ordre. Pourtant, n’est-il pas évident que ces mêmes bien-pensants, théoriquement soucieux des libertés individuelles et des droits des femmes, devraient combattre le voile, et par conséquent l’islamisation de la société ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 1er février 2021