Dictature sanitaire – Montagne interdite

Parmi les décisions les plus invraisemblables intervenues depuis le début de la crise sanitaire, l’interdiction d’accéder aux plages et aux forêts en mars/avril, la fermeture des librairies en octobre/novembre et aujourd’hui, le bannissement de la montagne. Ces mesures n’ont, de fait, aucun rapport avec l’épidémie.

A qui fera-t-on croire que skier sur l’immensité du manteau neigeux, dans l’espace infini des Alpes ou des Pyrénées est plus contaminant que de s’entasser dans le métro?

C’est tout le contraire: le grand air des sommets, comme chacun le sait, donne des forces et de la vigueur pour lutter contre les maladies. Alors pourquoi le ski interdit? Parce que le ski, comme les voyages, comme la lecture, comme le cinéma, comme la marche solitaire sur les plages ou dans la forêt, comme tout ce qu’ils ont voulu interdire, est une source d’évasion.

Dans l’immensité blanche et l’ivresse de l’altitude, l’homme est en communion avec le vent, les nuages et le soleil. Il se confond avec le ciel.

Aucun pitre mégalomane, aucun clown ou clownesse narcissique, aucun donneur de leçon liberticide, aucun rabâcheur pervers ne s’aventure sur les sommets.

L’asservissement, la bêtise et la lâcheté ne survivent pas au-delà de 1200 mètres d’altitude.

Une chose les dérange: ces dernières poches de liberté – et de bonheur – qui échappent à leur contrôle. Voilà pourquoi ils nous interdisent le ski.

Cette politique de pénitence collective est censée compenser et faire oublier l’une des pires faillites de ce dernier demi-siècle. Mais patience, patience dans l’azur: tout cela se paiera.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet