vaccins à ARN messager

Les doutes se multiplient au sujet des vaccins à ARN messager

Mercredi 6 janvier 2021, peu après l’approbation par l’Agence européenne des médicaments du vaccin développé par le laboratoire américain Moderna, la Commission européenne donnait le feu vert pour sa mise sur le marché. Auparavant, depuis le 21 décembre 2020, seul le vaccin de Pfizer-BioNTech avait été autorisé par l’agence européenne. Les pays de l’Union européenne vont donc disposer de deux vaccins utilisant la technologie dite de l’ARN messager, ou acide ribonucléique messager. Officiellement considérée et louée comme ultra-innovante, cette technologie rompt avec les vaccins classiques. C’est une des raisons pour lesquelles la méfiance se multiplie à l’égard de vaccins représentant un saut dans l’inconnu, d’autant qu’ils ont été fabriqués à une vitesse inédite. C’est un autre élément de doute. Tout se passe comme si une course contre la montre pour sauver l’humanité était lancée. Pourtant, le Covid-19 ne semble pas menacer d’éradiquer l’espèce humaine. Une telle Blitzkrieg du vaccin peut susciter des interrogations.

Outre la réticence naturelle des Français à se faire vacciner, chacun aimant connaître ce qui est injecté dans son corps, la technologie des vaccins à ARN messager inquiète en tant que telle. Pour les vaccins classiques, le virus est injecté dans l’organisme sous une forme atténuée ou inactivée. Dans le cas de l’ARN messager, le vaccin envoie un message, une sorte de recette, dans la cellule du patient. Puis le message est détruit. Les informations reçues permettent aux cellules vivantes de produire la protéine présente sur la surface du virus. Ainsi, l’organisme apprendrait à générer les réponses immunitaires de lui-même. Le souci étant que le message s’adresse à l’ADN présent dans le noyau de la cellule. Les inquiétudes viennent donc du fait que les vaccins à ARN messager sont des vaccins génétiques agissant sur notre matériel génétique. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’organisme génétiquement modifié s’appelle l’être humain.

Les doutes seraient peut-être moins prégnants si les us et coutumes scientifiques avaient été respectés. Usuellement, les laboratoires de recherche communiquent leurs résultats à la communauté scientifique pour validation. Ce n’est qu’ensuite que ces résultats sont agréés ou non. Si l’ARN messager fait l’objet de recherches depuis plusieurs années, respectant les protocoles scientifiques, le fait que les contrats de commande de ces vaccins comportent des clauses indiquant que la communication à la communauté scientifique se fera après les vaccinations ne peut que semer le trouble et donner le sentiment d’un essai grandeur nature. D’autant que les effets indésirables dits bénins sont nombreux, qu’un infirmier californien a été testé positif une semaine après avoir été vacciné et qu’en matière de Covid les Français ont déjà entendu tout et son contraire depuis un an. Notons qu’une seule dose de ces vaccins coûterait 18 euros à la collectivité nationale, un prix non confirmé puisque l’UE ne souhaite pas donner de précision à ce sujet.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2021