Les offensives contre Noël

Qu’ils prennent pour prétexte la lutte contre la propagation du Covid-19 ou bien encore la défense de leur fausse laïcité, les « bouffeurs de curés » et autres nervis christianophobes ont bien du mal à camoufler leur violence offensive visant à obtenir de l’Etat l’interdiction de toute référence publique à cette grande fête chrétienne et française qu’est la célébration de la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Il faut dire que, pour la première fois peut-être depuis plus d’un siècle, ils rencontrent un écho largement favorable dans les plus hautes sphères du pouvoir. Nous l’avons bien vu lors du premier confinement, avec la décision du gouvernement Philippe d’interdire formellement la célébration de la messe et les sacrements. Puis, lors du déconfinement, avec le choix totalement arbitraire du pouvoir en place de prolonger l’interdiction de la célébration des cultes alors même qu’il autorisait au même moment la réouverture d’une foule d’espaces publics. Et nous le voyons encore aujourd’hui avec les très nombreuses et sévères restrictions imposées par le gouvernement Castex aux chrétiens. Bref, on aura rarement vu, sous la Ve, un pouvoir politique aussi hostile aux chrétiens, et surtout n’hésitant pas à assumer régulièrement sa cathophobie.

Effacer tous les symboles de Noël

Une attitude d’autant plus grave et inquiétante que, au cours de ces dernières années, le lobby laïciste et anticlérical n’a cessé de redoubler d’efforts pour chasser toute référence à Noël de la sphère publique française. On rappellera ici, à titre d’exemples, le choix purement idéologique du maire écolo de Bordeaux, Pierre Hurmic, d’interdire cette année l’installation du traditionnel sapin de Noël géant de la place Pey-Berland, pour le motif que celui-ci constituerait une entorse à la laïcité… Ou encore l’incroyable battage fait par les militants du PRG et autres gauchistes à Périgueux contre le calendrier de l’Avent géant installé le 1er décembre dernier sur la façade de la mairie, et qualifié par ces enragés de « provocation pour tout militant laïc ». Autre grand symbole de Noël que les ennemis de la vraie foi rêvent, bien sûr, de faire disparaître : la crèche et ses santons traditionnels. C’est ainsi que, cette année encore, Robert Ménard aura dû batailler ferme contre une smala d’associations laïcardes et antiracistes pour pouvoir simplement installer une crèche dans le hall de sa Maison commune de Béziers. Et il est loin d’être le seul : parmi tant d’autres cas, on rappellera celui de Lyon, où l’installation de plusieurs crèches dans le hall d’accueil de l’hôtel de région, a valu aussi à Laurent Wauquiez un lynchage politico-médiatique en règle…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 décembre 2020