vaccins covid

Vaccins anti-Covid : la méfiance – Une forme de réponse aux mensonges gouvernementaux

L’énorme battage publicitaire en faveur de la vaccination, à l’occasion des toutes premières injections du vaccin Pfizer dans un EHPAD, n’aura pas réussi à cacher cette terrible réalité pour le gouvernement : malgré ses efforts de communication, 60 % au moins des Français déclarent aujourd’hui qu’ils ne se feront pas vacciner contre le Covid-19. Un taux impressionnant, qui range nos compatriotes dans la catégorie des peuples les plus hostiles à la vaccination, et dont les tenants du système, avec malhonnêteté, rendent les « antivax » responsables. Or, loin d’être le signe d’un rejet par principe des vaccins par une écrasante majorité de Français, ce chiffre reflète d’abord et surtout la défiance sans cesse croissante de nos compatriotes à l’égard d’un gouvernement qui n’a cessé de leur mentir depuis le début de la crise sanitaire.

Au moins 60 % de Français réticents

Samedi encore, les médias rendaient compte d’une enquête réalisée entre les 14 et 16 décembre derniers par Santé publique France, dont les conclusions s’avéraient « inquiétantes » pour cette institution sanitaire. En effet, selon SPF, « moins de la moitié des personnes interrogées (40 %) répondait vouloir certainement ou probablement se faire vacciner contre le Covid-19 ». Un taux qui, malgré l’énorme effort de communication fait par le gouvernement depuis des semaines, ne cesse de baisser puisque, comme le rappelait encore SPF, le pourcentage de Français déclarant vouloir se faire vacciner était de 60 % en juillet, et de 53 % en novembre ! Ces chiffres placent notre pays parmi ceux dont les populations sont les plus méfiantes, voire les plus hostiles, envers les vaccins anti-Covid, comme vient d’ailleurs de le constater une enquête réalisée par BVA dans 32 pays avec les instituts de sondage du réseau WIN sur « les intentions de vaccination dans le monde ». Selon celle-ci, en effet, seuls 44 % de nos concitoyens envisagent de recevoir le vaccin, parmi lesquels 13 % à peine se déclarent « certains » de le faire. Des taux qui font de la France – avec le Liban, la Croatie et la Serbie – l’un des quatre seuls pays où cette intention est minoritaire, quand le Danemark affiche de son côté un taux d’adhésion au vaccin de 87 %, la Grande-Bretagne de 81 %, l’Italie de 70 %, les Etats-Unis de 67 %, l’Espagne de 66 %, et l’Allemagne de 65 %. Un tableau par pays qui permet de constater au passage que les Etats dont les populations sont les moins réticentes, et donc les plus confiantes envers leurs gouvernements, sont aussi souvent ceux dont nos grands médias n’ont cessé de fustiger la politique sanitaire…

Rien à voir avec le « complotisme »

C’est que, contrairement à ce que voudraient nous faire croire le gouvernement et les grands médias, cette méfiance massive des Français à l’égard des vaccins anti-Covid n’a absolument rien à voir avec un rejet par principe de la vaccination, ni même avec un quelconque « complotisme ». Elle n’est que la conséquence logique de la politique sanitaire désastreuse menée depuis bientôt un an par le gouvernement, et en particulier les innombrables mensonges proférés par ce dernier (sur la dangerosité du virus, l’utilité des masques, etc.). C’est d’ailleurs la principale raison de ces mauvais chiffres invoquée par Edouard Lecerf, le directeur général adjoint de BVA qui, dans son analyse, note que ces résultats s’expliquent d’abord par un « scepticisme devenu structurel envers toutes les décisions qui viennent d’en haut ». Non sans rappeler judicieusement au passage que, quand 63 % des Allemands et 50 % des Italiens se disent aujourd’hui satisfaits de la gestion de l’épidémie de Covid par leurs gouvernements, seuls 35 % de nos compatriotes estiment que l’Etat français a bien géré cette crise.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 décembre 2020