Immigration : la folle politique de peuplement du gouvernement français

En dépit de vagues déclarations sur la nécessité de réguler l’immigration, le gouvernement dirigé par Jean Castex ne fait comme ses prédécesseurs qu’accompagner les arrivées croissantes d’extra-Européens en France. Les dispositifs en faveur de l’immigration sont nombreux et accréditent la thèse d’une véritable volonté de peuplement de notre pays, « quoi qu’il en coûte ».

Pour prendre en charge l’immigration légale et clandestine, l’État français déploie des moyens de plus en plus considérables. Au travers des nombreux dispositifs qu’il organise et dont certains sont abordés dans le présent article, c’est bien une politique de peuplement à bas bruit qui est menée en France. La seule variable d’ajustement à la pression migratoire qu’utilise le gouvernement est d’accorder toujours plus de moyens à l’accueil des migrants légaux ou clandestins. Cette politique s’apparente à une fuite en avant totalement suicidaire pour le pays.

La « mise à l’abri », première étape du peuplement

Le président Macron en a fait une priorité au début de son quinquennat : il annonçait le 27 juillet 2017 qu’il ne voulait plus un migrant dans la rue (1). Si cet objectif d’accueil inconditionnel n’a pas été atteint, le « dispositif national d’accueil » qui est déployé dépasse toutefois désormais les 110 000 places.

Chaque département français dispose de structures dont les noms désignent la vocation : « centres d’accueil de demandeurs d’asile », « centres d’accueil et d’orientation », « centres d’accueil et d’étude des situations », etc. Mais l’incessante création de places d’hébergement n’a pas résolu le problème, bien au contraire : elle n’a fait qu’attiser l’appel d’air à l’immigration. Faute de places suffisantes dans les centres d’accueil, l’État doit en complément verser à plus de 70 000 personnes le montant additionnel de l’allocation pour demandeur d’asile (2).

Le gouvernement ne va pas s’arrêter en si bon chemin : plus de 4 700 places supplémentaires d’hébergement pour les migrants vont être créées en 2021 (3). Ce sont autant de locaux de services publics et d’hôtels qui sont reconvertis sur tout le territoire français, comme une partie du réseau des hôtels Formule 1 transformés pour l’occasion (4). La « mise à l’abri » passe également par l’accueil dans l’hébergement d’urgence de droit commun d’un nombre croissant de clandestins (5).

Les jeunes extra-Européens qui se prétendent mineurs sont également très nombreux à arriver en France.

Ils étaient plus de 40 000 fin 2018 (6), et un nombre équivalent est arrivé cette année (7). Mais prendre en charge à grands frais les jeunes étrangers jusqu’à leur majorité n’était visiblement pas suffisant. Des associations pro-migrants exigent maintenant un hébergement des jeunes évalués majeurs jusqu’à épuisement de leurs possibilités de recours. Une revendication qui a obtenu satisfaction notamment à Paris (8). Des départements construisent pour les jeunes migrants des « parcours d’insertion » dont l’obtention d’un titre de séjour, pour pérenniser le séjour en France, est le précieux sésame (9).

La presse locale s’en fait l’écho fréquemment, les « mises à l’abri », en centres d’hébergement d’urgence, à l’hôtel, etc., sont également nombreuses quand des étrangers sont évacués des squats présents dans les grandes villes françaises. C’est dans la quasi-totalité des cas la pérennisation du séjour en France qui est organisée, et non le retour au pays.

La répartition sur le territoire national, deuxième étape du peuplement

Plutôt que d’endiguer fermement l’immigration, l’État s’emploie au contraire à répartir le flux incessant de migrants sur l’ensemble du territoire français. C’est ainsi qu’il organise une répartition géographique administrée des demandeurs d’asile. Ce que la ministre déléguée chargée de la citoyenneté appelle « mieux organiser la solidarité territoriale » (10). Cette répartition se fait au moyen d’une formule de calcul prenant en compte différents indicateurs des régions françaises (population, PIB, etc.). Une augmentation du nombre de demandeurs d’asile répartis à travers la France est d’ores et déjà envisagée pour l’année 2022.

Les jeunes migrants ne sont pas en reste. Chaque année, un décret fixe un objectif de répartition entre départements des « mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille » (11). Cette formulation ne manque pas de piquant quand on connaît la stratégie des jeunes extra-Européens pour bénéficier d’une prise en charge intégrale. Pire, elle illustre soit l’aveuglement soit la complaisance des autorités vis-à-vis de l’immigration de peuplement.

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