Un cadeau de Noël pour leurs concitoyens ? Les députés allemands demandent plus de migrants !

Lu sur Remix News, le site conservateur anglophone d’information sur l’Europe centrale : 243 députés du Bundestag ont signé une lettre pour demander l’accélération du transfert des immigrants illégaux en Allemagne depuis les camps grecs. La lettre a été signée par des représentants de tous les partis représentés au parlement allemand sauf l’Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Pour les signataires, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer doit répondre aux appels des États fédérés et des municipalités qui se sont dits prêts à accueillir des « réfugiés » après que certains d’entre eux eurent incendié leur centre d’accueil à Lesbos puis à Samos. Des centres dont les installations neuves avaient coûté des millions d’euros. La presse allemande, quand elle parle de ces « réfugiés » à accueillir, oublie cependant généralement de rappeler ce fait. Elle oublie aussi de mentionner que cinq immigrants illégaux originaires d’Afghanistan ont déjà été inculpés par les autorités grecques pour ces incendies volontaires au moyen desquels ils espéraient justement forcer les autorités à les transférer sur le continent européen.

Une attitude que les députés allemands voudraient ainsi encourager en faisant venir toujours plus d’immigrants illégaux en Allemagne. On pourrait se dire que c’est leur affaire si cela n’accroissait pas la pression migratoire sur la Grèce et les pays des Balkans et s’ils ne mentionnaient pas aussi, dans leur lettre, la nécessité d’une « solidarité » européenne pour l’accueil des « migrants », c’est-à-dire en fait d’un système européen de redistribution des « migrants », le fameux système de relocalisation bloqué depuis 2015 par les pays du Groupe de Visegrád.

Les signataires de l’appel évoquent les violences subies par les « réfugiés » dans les camps, sans se soucier du fait que les auteurs des violences sont du nombre quand on fait venir des immigrants sans papier en Europe, et qu’ils font aussi des victimes parmi les Allemands et d’autres populations européennes vivant dans l’espace sans frontières de Schengen.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 24 décembre 2020