Qui sont les pétitionnaires contre Génération identitaire ?

Le 16 décembre, la cour d’appel de Grenoble a relaxé trois responsables de Génération identitaire. Ils avaient été poursuivis pour avoir organisé une chaîne humaine en montagne, qui s’opposait symboliquement à l’immigration clandestine empruntant ces voies. En première instance, ils avaient été condamnés par le « prestigieux » tribunal correctionnel de Gap à une peine ahurissante de six mois de prison ferme. Les juges les avaient condamnés sur l’idée que leur action était de nature à créer une confusion avec celle des forces de l’ordre. Si seulement !

La cour d’appel de Grenoble ne pouvait que les relaxer. Présent du 18 décembre, sous la plume de Franck Delétraz, a donné les détails de cet arrêt, « victoire du droit sur une décision purement politique », ainsi que l’a commenté leur avocat. L’affaire est donc close, les jeunes gens avaient mené une action politique « à visée médiatique » et « annoncée comme telle », et donc parfaitement légale.

Mais voici qu’une pétition est à présent lancée pour obtenir par la pression médiatique ce qu’ont refusé les juges, à savoir la mise en prison d’innocents. Cette pétition est soutenue par vingt « personnalités de gauche ». Les initiateurs de cette grossière provocation, les dénommés Thomas Portes et Joséphine Delpeyrat, ont une notoriété qui n’a pas encore dépassé la cellule du PC à laquelle ils appartiennent et la mairie communiste de Champigny dans laquelle Portes officie. Un travail militant qui lui laisse suffisamment de loisirs pour s’occuper de la revue Regards, à l’initiative de la pétition. Regards paraît deux fois par an. C’est la résurgence d’une revue stalinienne d’avant-guerre, qu’animait l’activiste communiste Léon Moussinac. Regards sert de support à l’Observatoire national de l’extrême droite, une coquille vide, que Portes anime également.

Peu intéressé par les menaces de mort qui ont visé la dauphine de Miss France

Ainsi l’activiste Portes, avec sa revue sans lecteurs, paraissant deux fois l’an, avec son association dont l’activité principale consiste à envoyer des communiqués pour faire interdire des mouvements anticommunistes et faire jeter en prison les adversaires politiques, avec sa piètre pétition, agite la presse locale agenaise, d’où il est originaire, et les couloirs de la mairie de Champigny, où il sévit. Un observatoire du néo-stalinisme aurait vite fait de démontrer le caractère parfaitement artificiel de cette fébrilité.

Très étrangement, tout ce petit monde, se prévalant du soutien d’élus communistes, LFI et écolo-gauchistes, semble peu intéressé par les menaces de mort qui ont visé la dauphine provençale de Miss France, dimanche, comme il est resté indifférent aux menaces de viol et d’assassinat à l’encontre de l’adolescente Mila.

Pourquoi s’en prendre spécialement à Génération identitaire ? Parce que ce mouvement mène « des opérations coup de poing », expliquent nos antifascistes de sous-préfecture. Une expression pour parler d’opérations spectaculaires. Mais ce petit monde insiste bien sur les mots « coup » et « poing ». Donc Génération identitaire « sème la terreur », et mène des « actions violentes, racistes et xénophobes ».

La cour d’appel n’ayant rien vu de tout cela, les camarades de l’Observatoire de l’extrême droite identifient sans doute déjà la marque de l’infiltration, et peaufinent leur prochain communiqué, leur prochaine pétition.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 22 décembre 2020