Opération contre l’immigration dans les Alpes : Relaxe pour Génération Identitaire !

Deux membres et un ancien du mouvement étaient jugés en deuxième instance mercredi 16 décembre pour l’opération «Defend Europe» qui avait mobilisé des centaines de militants au col de l’Echelle en 2018 pour rétablir symboliquement la frontière avec l’Italie et empêcher les migrants de passer.

La cour d’appel de Grenoble a infirmé la condamnation en première instance prononcée par le tribunal de Gap. Les trois prévenus avaient été condamnés le 29 août 2019 à 6 mois de prison ferme, 5 ans de privation des droits civiques et familiaux et 75.000 euros d’amende.

«C’est une grande joie», confie au Figaro Clément Martin, porte-parole de Génération Identitaire. «Nous n’avons pas l’habitude de la mansuétude des tribunaux», reprend le militant qui dénonce le «procès politique» du tribunal de Gap.

Le parquet de Gap, qui avait hérité de cette affaire «particulièrement délicate», avait choisi après mûre réflexion de poursuivre le président, un des porte-parole et un ancien membre du mouvement pour «exercice d’une activité dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique». Un délit qui peut valoir jusqu’à un an de prison à son auteur, selon l’article 433-13 du Code pénal.

La cour a jugé que les éléments constitutifs du dossier ne permettaient pas de tirer ces conclusions. Une évidence pour l’un des avocats de la défense Me Pierre-Vincent Lambert, pour qui le jugement du tribunal de Gap «condamnait un positionnement idéologique plutôt qu’une action».

«Les conseillers de la cour d’appel ont fait valoir le droit, contrairement à ce qu’on avait eu en première instance, se félicite Me Pierre-Vincent Lambert. Dès le début, la présidente avait prévenu que la politique n’influerait en rien la décision. Les discussions ont été bien plus apaisées que la dernière fois», reprend-il.

Texte repris du site Le Figaro