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Pour Macron, l’arabe serait une chance pour la France. La réalité dit tout le contraire !

Depuis plus de trois longues années, les Français subissent l’arrogance d’un Président narcissique qui tient chacune de ses idées pour un trait de génie alors qu’elles naissent de la rencontre périlleuse entre quelques préjugés idéologiques superficiels et un total manque d’expérience. La dernière lubie de ce touche-à-tout consiste à mettre en avant la langue arabe chez les immigrés qui, selon lui, la parlent, ce qu’il considère comme une chance pour la France.

Démagogie suicidaire envers les immigrés, mépris constant de la France et de son identité culturelle dont il a déjà nié l’existence, contresens absurde pour lutter contre le séparatisme : on a l’embarras du choix pour qualifier cette sottise. Il n’est pas difficile d’y percevoir un avatar du fumeux « en même temps ». Les enfants de l’immigration nord-africaine ne s’assimilent pas à la France : souvent binationaux, tiraillés entre le pays qui les fait vivre et celui qu’ils aiment « de loin », ils cultivent, lorsqu’ils sont nombreux dans certains quartiers et au sein des écoles et collèges qui s’y trouvent, un séparatisme provocateur. Par voie de conséquence, les valeurs françaises, l’histoire de notre pays en particulier, sa culture sont rejetées. Cette tendance est d’autant plus redoutable que la démographie l’amplifie. Certaines banlieues sont perdues pour la République parce que le pouvoir a accepté qu’elles ne soient plus culturellement françaises. S’y développe une alliance entre une économie parallèle liée essentiellement à la drogue, la religion musulmane brandie comme identité opposée au pays d’accueil, qui tolère plus facilement le Haschisch que l’alcool, et la redécouverte de l’esprit « indigène », anticolonial, qui pousse à la guerre contre les intrus représentant l’État.

La bêtise de nos dirigeants, la gauche en priorité, a consisté à susciter et renforcer ce processus à travers la lutte contre un prétendu racisme, la culture de la repentance et la discrimination positive. Elle pensait y trouver des électeurs et se trouve face à des ennemis qui entendent interdire à la police et parfois aux pompiers d’entrer sur leur territoire afin d’y sauvegarder leurs trafics sous couvert de lutte pour l’égalité. La complicité d’une famille au moins et de collégiens, qui ont désigné la victime, avec l’assassin de Samuel Paty, le déchaînement sur les réseaux sociaux au nom de la lutte contre une prétendue « islamophobie », le grand nombre d’incidents (800) lors de l’hommage au professeur donnent la mesure du face-à-face annoncé par Gérard Collomb.

Ainsi donc, le génial maître du « en même temps » a trouvé la parade : pour éviter que cette identité de confrontation et de séparatisme prospère, notamment grâce à l’apprentissage de l’arabe dans les mosquées, c’est l’État qui va s’en charger, et donc former, miraculeusement sans doute par le biais d’enseignants magiciens, de bons petits Français heureux d’avoir réinventé leurs racines. Par là, on découvre que le « en même temps » élyséen n’est que la traduction du slogan commercial « gagnant-gagnant », en sabir énarchique. « Une chance pour la France », qu’il dit ! Où sont les enseignants de ce miracle à venir ? D’où viendront-ils ? Dans quel esprit enseigneront-ils ? Les élèves enrichis par cette culture d’importation pourront la transmettre aux autres, pourront voyager et « rendre le pays plus fort », qu’il dit ! À ce point du discours, on s’interroge : de quel pays s’agit-il ? En quoi la France sera-t-elle renforcée par des gens qui voyagent sans avoir avant tout appris à exporter la culture française, et notre langue qui la véhicule ? Le rap à l’intérieur jusque dans la cour de l’Élysée et la culture arabe pour rayonner dans le monde : renforcer la différence pour en finir avec la dissidence. Le brillant inspecteur des finances se dévoile en Gribouille !

Malika Sorel (qui conseillait François Fillon) rappelait que, dès 1991, le Haut Conseil à l’intégration préconisait la suppression des langues et des cultures étrangères parce que contraires à l’objectif d’intégration. Celle-ci ne peut se faire vraiment que par l’assimilation culturelle qui passe par la langue. Il sera toujours possible d’apprendre l’arabe littéraire pour les Français intéressés par la diplomatie, le commerce international ou les échanges culturels. Ceux chez qui le patois d’origine est une barrière à l’apprentissage du français et à l’assimilation de la culture française sont les derniers pour lesquels cette trouvaille présidentielle est une chance.

Christian Vanneste

Tribune reprise de Boulevard Voltaire