Dictature sanitaire – Solidarité avec les commerçants

L’impuissance que l’on éprouve devant la bêtise, l’injustice et l’ineptie sont la source d’une authentique souffrance intérieure. Que faire d’autre que d’exprimer, du fond du cœur, notre immense compassion et solidarité avec ces Français arbitrairement privés de leur droit à exercer leur métier et à vivre de leur travail au prétexte débile que leurs prestations ne seraient « pas essentielles »?

Les commerçants de nos quartiers ne sont pas responsables d’une immense faillite politique française face au covid 19 et l’hécatombe de ses 40 000 morts. Les salons de coiffure, les magasins de vêtement et les librairies, avec les précautions infinies prises par leurs propriétaires, ne contribuent pas à la propagation du virus. Ils ne sont bien entendu pas plus propices à l’épidémie que les bureaux de tabac qui eux, ont le droit de rester ouverts, comme les grandes surfaces, les bureaux, les transports en commun. En France, on a le droit de s’intoxiquer, mais pas de se cultiver ni de s’habiller ni de soigner sa coiffure.

Pourquoi avoir désigné les petits commerçants comme boucs-émissaires de cette sanglante débâcle? Les nouveaux (néo)-socialistes au pouvoir sous le sigle EM n’ont pas vraiment changé. Le petit commerçant ou artisan incarne une figure maudite de l’imaginaire dite progressiste : une survivance de l’entrepreneur individualiste résistant aux grands mouvements de la globalisation. En le frappant, au profit des hypermarchés et des plateformes Internet (Amazon), les idéologues au pouvoir pensent toucher au cœur ce qu’ils abhorrent depuis toujours : ce qu’ils croient être le poujadisme, ou le populisme. Ils ont le sentiment de prendre leur revanche sur les Gilets Jaunes et autres « sans dents » ou Gaulois réfractaires.

Cependant, ils oublient l’essentiel: derrière cette figure honnie du petit commerçant ou artisan, se profile celle de femmes et d’hommes, souvent jeunes, ou très jeunes, de toutes origines, qui ont investi leur épargne et consacré des années passionnées de leur vie à la création et à la vie de leur petit commerce. Et ceux là n’étaient pas aux 35 heures socialistes, ni à la retraite à 60 ans, ni même aux 5 semaines de vacances + les RTT. Les voilà bêtement, méchamment, injustement punis, privés de leur gagne-pain, foudroyés par décision discrétionnaire, bureaucratique, absurde au sens kafkaïen. Imagine-t-on le pouvoir décider soudain que la paye des fonctionnaires est interrompue et qu’ils sont privés de toute ressource? Non, mais c’est exactement ce que vous faites aux petits commerçants de France, ceux qui font vivre nos quartiers et nos villes, auxquels vous avez interdit de vivre de leur travail. Principe constitutionnel, la liberté du commerce est tranquillement et lâchement violée. Il faut mettre fin à ce cauchemar au plus vite mais en attendant, nous renouvelons notre infinie solidarité aux commerçants et aux artisans, victimes de la bêtise humaine.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet