L’islam à l’école : pas vraiment une surprise

La mort par décapitation du professeur français d’histoire-géographie Samuel Paty, près du collège où il enseignait, oblige dramatiquement la France à regarder les choses en face : l’islam gangrène l’école. Le fait que les musulmans bénéficient d’un statut particulier au sein de l’école est un secret de polichinelle. Champ de bataille et de conquête des musulmans, l’école a été le lieu de tous les reculs devant l’islam depuis 40 ans. Les exemples d’activisme musulman sont légion et anciens : cela n’a jamais cessé depuis l’affaire du voile des collégiennes de Creil en 1989. La situation n’a fait que s’aggraver ; que l’on se souvienne du comportement de nombre d’élèves après les attentats contre Charlie Hebdo, refusant de respecter la minute de silence, comportements répétés par certains élèves du collège de Samuel Paty, considérant que le professeur avait « insulté le prophète » ou jouant à se montrer des photos de sa tête décapitée. Une aggravation due au prosélytisme mais aussi à la complicité des pouvoirs publics.

L’ambiance quotidienne dans les établissements scolaires ? « Ne pas faire de vagues », veiller à ne pas brusquer les musulmans. Ainsi, une simple recherche du mot « islam », menée sur la plate-forme de cours en ligne de l’Education nationale, Lumni, faite pour être utilisée en classe, donne 135 résultats dont l’un traite des « fondements de l’islam » tandis que l’autre, dans une série intitulée « Migrations en questions », se demande : « L’Islam est-il compatible avec les valeurs occidentales ? » La réponse donnée est oui. Tout est fait pour proposer une image positive d’une religion qui tue des milliers d’hommes chaque année dans le monde.

Les témoignages recueillis dimanche sont édifiants. Tel représentant des parents d’élèves indique avoir été « soufflé » quand son fils, alors en CM1, lui a raconté que, dans la cour, ses « camarades » musulmans jouaient à « la guerre », courant vers certains enfants en leur criant : « Vous, les chrétiens, on va tous vous égorger ! » Un professeur d’histoire-géographie nous raconte qu’en début de carrière, alors qu’il enseignait dans le 92, un élève musulman s’était levé avec violence et avait éructé en arabe. Il avoua ne pas supporter que l’on « blasphème » en parlant de l’islam… dans une langue autre que l’arabe. Tel professeur des écoles disait être obligé de recevoir des mamans d’élèves musulmanes en compagnie d’un « traducteur » : elles refusent le rendez-vous si elles doivent s’exprimer dans un français qu’elles parlent pourtant.

Par « souci d’apaisement », ce sont ainsi quantité de reculs quotidiens : les repas adaptés aux musulmans ou l’acceptation d’accompagnatrices voilées pour les sorties scolaires et pédagogiques. Sur ce dernier point, le ministère tergiverse. Ce sont pourtant des sorties « scolaires et pédagogiques » sur le temps scolaire. Des classes vont dans des médiathèques ? Une directrice nous expliquait que les accompagnateurs sont souvent de jeunes hommes musulmans : ils choisissent les livres que les enfants peuvent emprunter. Sans compter les comportements insolents ou de révolte quand les professeurs évoquent le monde des Hébreux, les génocides arméniens ou des juifs, ou encore certains sujets de science, de biologie.

Et les livres ? Le manuel Nathan d’histoire-géographie de 5e consacre 36 pages à l’islam, présenté de façon entièrement favorable. Le mot « djihad » est défini ainsi : « Effort permanent que doit faire tout musulman afin de se purifier. Egalement droit de combattre l’occupant. » Chacun peut imaginer comment cette définition est comprise par les collégiens musulmans.

Au fond, depuis 40 ans, toute l’Education nationale, comme le reste de la société, a cédé devant l’islam. C’est cependant encore pire dans les écoles qu’ailleurs : cela se fait avec la collaboration active d’un monde éducatif soucieux de ne pas « stigmatiser » des élèves qui sont pourtant, selon des sources avisées, ceux qui empêchent l’école de tourner rond. Selon une note du renseignement territorial des Yvelines, Samuel Paty avait fait l’objet, le 9 octobre, d’un rappel « des règles de laïcité et de neutralité » par sa principale et un inspecteur d’académie… La France et son école ont battu en retraite et laissé le champ libre à l’islam. Vendredi dernier, à Conflans-Sainte-Honorine, le réel est revenu au galop.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2020